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21.12.2006

MySpace version papier !

La mode est plutôt à aller du papier vers le web. MySpace, le fameux site de réseau social fait l'inverse. Pour ce faire, il s'est alliée avec le magazine anglais et arty, Marmalade.
Avec une base installée de plusieurs millions d'utilisateurs, 70 millions en fait, MySpace est à même de dégager parmi eux quelques plumes et autres profils intéressants aptes à fournir du contenu pour un magazine papier.
Ce qui sera chose faite dans l'édition du mois de mars de Marmalade, entièrement réalisé grâce aux internautes utilisateurs de MySpace. Une belle preuve de UGC, user generated content ou contenu produit par le lecteur (CPL est plus élégant et moins cinématographique comme acronyme me semble-t-il :-)
En soit rien de miraculeux, il est courant qu'un journal fasse participer ses lecteurs. Ce qui nécessite d'ailleurs un travail en amont (calage, angle), et en aval (pertinence, style) très lourd.
L'avantage de MySpace n'est jamais que celui de la facilité de recrutement grâce à la puissance de la base installée.
Quoiqu'il en soit c'est une vraie idée à méditer et à mettre en oeuvre sur du bimédia. Bénéficier d'un réseau et de profils définis, c'est bêtement s'assurer un profond réservoir de collaborateurs.
C'est aussi pouvoir éventuellement dégager de réel talent, et de nouveaux points de vue.
Mais surtout un nouvelle déclinaison éventuelle de plans publicitaires. Non ?
A suivre ici

20.12.2006

Slate, le Webzine qui cartonne

Pour achever si besoin en était le moral des journalistes du print, il faut absolument lire dans Courrier International, l'interview de Jacob Weisberg, rédacteur en chef de Slate, le webzine aux dix millions de lecteurs par mois. Lequel Weisberg commence très fort "nous voulions prouver qu'un magazine sérieux avait plus de chance de réussir en ligne que sous forme de publication papier". Preuve est faite dix ans plus tard.
Est-ce pour autant que le papier est mort ? Non selon lui, mais les migrations vers le web ne font que commencer et ne pas être présent sur la Toile relève de la faute professionnelle et surtout induit un manque de réactivité et une absence momentanée de la discussion politique. En ce sens que tout journaliste attend une réaction à ses articles, fournie en l'espèce par le web. Sinon du sempiternel sur l'absence d'attrait des journaux papiers auprès des jeunes, de la désaffection pour cemétier par cette même population. Mais aussi une interrogation sur le modèle économique des grandes rédactions. Alors que les budgets se réduisent de jour en jour, comment maintenir des envoyés spéciaux aux quatre coins du monde ?
La bonne nouvelle ? Deux en fait. L'arrivée de nouveaux supports numériques, s'ils sont bien négociés par les groupe de presse seront le levier pour relancer les diffusions. L'autre, "que la démocratie à besoin des journaux".
Un fondamental qu'il est sans doute bon de rappeler.

Slate

18.12.2006

Ajax, Web 2.0 et référencement

Voilà une vraie question, faut-il employer Ajax et les technologies du Web 2.0 pour concevoir son site ?
Un vrai débat aujourd'hui dont l'issue est plutôt non. Comme le soulinge cet intéressant article du Journal du Net, , pour diverses raisons employer Ajax implique un référencement manuel, avec toutes les contraintes que cela suppose. Si votre site génére plusieurs milliers de pages, l'affaire devient fastidieuse.
Pire, toute action sur le poste client, appel de services ou autre, enclenche une opération qu'aucun robot actuel ne peut simuler ni mesurer, en termes de pages vues, l'affaire devient délicate....
Une des définitions du Web 2.0 selon Tim O'Reilly dit que le web 2.0 est au-delà de la page web. Problème, les robots scrawlent des pages, pas des opérations entre le client et le serveur, qui sur certains sites (newsvibes par exemple) en constituent l'intégral.
Bref, Ajax malgré la beauté de ce qu'il permet, reste à utiliser avec parcimonie. Tout comme les intros en pages Flash, rédhibitoire malgré les délires de design autorisés par cette techno.

Erreurs online : le top

Le Top des erreurs pour les éditeurs de site en ligne.

D’après la revue du journalisme en ligne, voici les erreurs les plus flagrantes. A éviter.

1) Faire un site pour de l’argent. Les lecteurs viennent pour l’information, pas pour la publicité. Il faut le premier pour obtenir le second.

2) Ratisser trop large. Concentrez-vous sur votre sujet

3) Ne pas être humble. Donnez une chance à vos lecteurs d’interagir avec vous.

4) Prendre le spam comme des attaques personnelles.

5) Dire au monde ce que vous faites…avant de le faire. Soyez sûrs que vous aurez le temps, de trop fortes incitations sans réalisations sont autant de lecteurs perdus…

6) Dépenser trop d’argent pour votre site. Commencez petit et croissez. Nul n’est besoin de partir au top. Si le produit est bon, il grandira naturellement et vous pourrez dépenser plus.

7) Utiliser des mesures d’audience fallacieuses. Hits et pages vues est fallacieux

8) Avoir des objectifs irréalistes. N’espérez pas faire le plein trop, trop vite. Construisez doucement et consolidez.

Source:

Online Journalism Review

14.12.2006

Résistances

Les discussions avec les journalistes "pure print" sont enrichissantes. L'appréhension du web reste dans bien des cas pour certains d'entre eux celle d'un fantasme ou Internet est un média ultrapuissant, chaotique ou tout est permis. Mais la plus grande discussion tourne toujours autour de l'actualité. Une conception du métier de journaliste sur le modèle du chasseur de scoop. Etre le premier a annoncer la nouvelle.
On peut s'interroger sur la pertinence d'une telle conception du web, média instantané, à l'heure ou l'information est ultra circulante et le signal faible, très faible. Hormis les sites d'insider, dont le scoop est le fond de commerce, la majorité de sites reprennent peu ou prou les mêmes informations, et certains, pour aller très vitre publient directement le communiqué de presse. Ce modèle ou chaque site tente de devancer l'autre sur la fraîcheur de l'information est sans nul doute une impasse à terme. Ne serait-ce que par épuisement des troupes, généralement faible, mais aussi par le manque de valeur ajoutée dans le traitement de l'information. Sur ce dernier point l'enquête journalistique, même rapide, reste imparable.

Au-delà de ce point, anecdotique sur le long terme, est-ce que finalement, le métier de journaliste, à l'aune du web, ne serait pas celui d'un metteur en scène de l'info ? En ce sens que le web autorise une mise en situation du contenu par le biais d'insertion d'hyperliens bien sûr, mais aussi de vidéos, de son etc. Que ses références (interview, études, sources diverses) généralement amputées, ou occultées pour des raisons de place, soient mentionnées par divers moyens et ainsi son article mis en scène.

A cette condition le fond, tel celui d'un article du print, prend une dimension autre, contextuelle, et le multimédia du web fait sens. Mieux, le mixte print/web trouve une complémentarité évidente.

Enfin bon c'est une idée...

08.12.2006

ScrOOn ton écran

Le nom est ridicule, mais bon ç'est le privilège du Web 2.0, reliquat de la première bulle avec des projets aux noms stupides. C'est quoi ScrOOn, un youtube + tv 2.0 + You Witness de Yahoo de plus. Il y a de ça, un des projets de plus sur l'ego-image tendance videogag vu de ma lucarne mobile. Un projet aussi de journalisme participatif de plus.: je filme un évènement, je l'envoie et les modérateurs du site filtrent le tout.


Il y a aussi l'orientation b-to-b : amortir la plate-forme en faisant appel à des clients corporate pour l'utiliser comme vecteur de diffusion sur leur site ou au sein d'une communauté via la syndication.
La pléthore de projets fondés surl'image pose bien sur la question de la prévalence de ce vecteur pour diffuser de l'information sur le web. Règne de l'image, vieux serpent de mer. Toutefois, à l'usage des webcasts, la valeur ajoutée de l'image pour diffuser une interview, (80% du contenu b-to-b) reste sujet à caution. La valeur ajoutée visuelle vaut-elle le coup, sans compter le diktat du format, rendant forcément passif le lecteur/spectateur.

07.12.2006

Max et 20 ans suspendus ?

Premiers effets du rachat d'Emap par Mondadori, les parutions de Max et 20 ans seraient suspendus à court termes, faute de rentabilité. Une notion toujours complexe dans un groupe de presse, en ce sens que les profits générés par d'atures titres sont censés pallier le déficit , s'il est temporaire et non structurel, d'autres supports dans le creux de la vague. Un groupe en somme.

04.12.2006

Bild façon Parisien

Selon Stratégies, la direction du Parisien a annoncé un nouveau projet de quotidien à 0,50 € pour contrer l’imminent lancement par Axel Springer d’un « Bild » à la française. Dont il est légitime de se demander ce à quoi il peut ressembler 
Un renforcement des activités web est aussi au calendrier. Pour réaliser ces objectifs un nouveau contrat social est prévu, soit une redéfinition des horaires, afin d’accroître la productivité de 15 à 30%.

01.12.2006

A rebours

Un des plus important éditeur de magazines US (dont USA Today), Gannett, compte sur le journalisme citoyen pour enrichir ses journaux. Juste retour des choses, il ira puiser dans des blogs, forums et autres liste de discussion pour susciter la collaboration des internautes.

Dans ce grand élan électro/imprimé, les activités print et web de USA Today et quelques autres journaux seront fusionnées.
Baptisé "Information Center", cette "newsroom du futur" sera divisée en sept thématiques : service public, digital data, community conversation, local, contenu personnalisé et multimédia.
Co-écriture, diffusion par tous les canaux

Pour faire bonne mesure, cette collaboration autorise aussi la création de services additionnels en puisant dans des expertises tierces. Ainsi en enrôlant des comptables, ingénieurs et autres retraités de divers secteurs, le journal Fort Myers, a publié des articles co-écrits et analysés par ces contributeurs.

In fine, l'information sera délivrée par tous les canaux possibles, téléphone, smartphone, mails, sémaphore, morse etc.

Newsine, In Vino Veritas

Newsvine est-il un portail d'agrégation de plus ? Oui et non. Est-il participatif ? oui. Calvin Tang, son co-fondateur interviewé par l'OJR ambitionne de créer un portail de news de nouvelle génération sur lequel l'internaute personnalise son information, concept : Daily Me. Calvin Tang part du principe que chacun est intéressé par une information spécifique, mais qu'il y a éventuellement des sujets connexes qui les seraient potentiellement intéressant pour les lecteurs, mais qu'ils n'en ont pas connaissance. Pour résoudre ces contraintes, l'internaute crée son profil de news, ajoute son propre blog et en crée une mini-communauté par affinité. Pour faciliter le tout, l'interface est d'une simplicité adamantine, et les fonctions appréhendables rapidement. A noter qu'aucune modération n'intervient, seulement un ranking via algorithme, des votes et commentaires. Classique.

Ménager la chèvre et le chou

Le credo de Calvin Tang sur l'évolution du journalisme est simple : "Les médias traditionnels devront s'appuyer d'une manière ou d'une autre sur les contributions des citoyens. Pour des raisons financières, mais aussi d'accès (à l'information). Bien que la contribution moyenne est de faible qualité, la rapidité et l'absence de filtre pallie ce défaut." Que l'on se rassure, "Le journalisme traditionnel sera toujours une part de l'équation, mais la combinaison de l'ancienne et nouvelle méthode de couverture médiatique sera supérieure à la somme de chacune des parties".


L'idée est séduisante, mais il est difficile de voir la valeur ajouté face une page de flux RSS/Atom. L'aspect communautaire peut jouer, mais implique, tout comme YouVox, que les contributeurs soient régulier, que les réseaux aient un minimum de persistance. Beaucoup d'hypothèses hautes. A voir.

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