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20.02.2007

La fin des SR ?

Dans la grande tourmente de l'évolution de la presse, si les journalistes prennent la parole, les grands absents du débat sont sans conteste les secretaires de rédaction (SR).
Pour les éditeurs de presse, cette catégorie de population est généralement considérée comme un centre de coût dont la valeur ajoutée reste à prouver. Nombre de quotidien tentent ainsi de faire l'économie de ces postes en faisant écrire directement les journalistes dans des gabarits et en leur faisant confiance sur l'orthographe, le calage des papiers, les intertitres et autres tâches généralement dévolues aux réalisations. Pour la forme un correcteur/sr/éditeur/rct valide les textes après une relecture forcément superficielle vu le volume de textes à traiter.
Sur Internet, les SR sont généralement les grands absents. En cours d'élaboration d'un site, un ami me pose la question sur la nécessité d'avoir un relecteur. Outre un coût supplémentaire, les SR pour cet ami ralentit les flux avec son obsession de la relecture et diffère d'autant la mise en ligne. Quiconque a relu les textes brut de la majorité des journalistes sait à quel point la vérification orthographie, syntaxique, des noms propres et autres contresens et anacoluthes est indispensable. Sans être un foncièrement conservateur, une forme approximative jette inconsciemment un doute sur le fond. D'autant plus sur des sites de grandes marques de presse.
Convaincu, le périmètre fonctionnel du SR engagé ne peut être limité à la seule relecture et vérification. Nous sommes sur le web, donc son rôle ira au-delà et désormais notre SR sera l'éditeur et le metteur en scène de l'info. A lui de trouver l'accroche qui va bien avec l'iconographie ad'hoc, la contextualisation etc etc.
Un nouveau métier plutôt intéressant. A mi-chemin entre webmaster et designer, relecteur et journaliste (les SR ont une carte de presse).
Reste à trouver ces nouveaux profils polyvalents... ou former les journalistes à ces métiers ?

Commentaires

Un de mes premiers patrons de presse me disait , il y a 25 ans: "Mais je ne comprends pas, avec toutes les secrétaires que vous avez, pourquoi vous avez besoin de taper vous-mêmes vos papiers?" Il confondait secrétaires et secrétaires de rédaction! C'est peut-être l'appellation qu'il faudrait changer et les nommer par exemple: "éditeurs"....

Ecrit par : Luc Fayard | 20.02.2007