« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-04 »

30.03.2007

Orange et Bebo collaborent

L'opérateur téléphonique et Bebo étendent le concept de communauté virtuelle au téléphone mobile. Peu connu ici, Bebo est pourtant un des leaders des sites de réseaux sociaux outre-atlantique et de l'autre côté de la Manche. Il revendique en effet plus de 31millions d'abonnés.
L'idée est de fournir les fonctions du site depuis un téléphone mobile : envoi de post, de photos, de textes, consultation de profils etc.
Un co-branding intéressant pour les deux parties.

28.03.2007

Personne n'a tué le journal papier

En réponse à un article de Newsweek qui posait la question,"who killed the newspaper ?" l'excellent site editor's weblog a mené en collaboration avec Reuters une étude auprès d'acteurs de la presse, rédacteur en chef, éditeurs, consultants etc.
Le résultat est agréablement étonnant, les réponses sont en majorité plutôt optimistes en dépit des nouvelles plutôt alarmantes connues quotidiennement par ce secteur. En dépit des jounraux gratuits, du journalisme "citoyen", du déport des annonceurs sur le web, du retrait des éditeurs du papier etc. Globalement et très synthétiquement, la nouvelle donne est plutôt motivante pour les groupes de presse et dans une perspective très darwinienne, la survie passe pour la majorité des répondants par l'assomption de celle-ci. A titre d'exemple, la contribution des quidam, l'ugc, est vue comme une source additionelle plutôt que comme une menace. Le wevb comme une nouvelle étape nécessaire à laquelle il faut s'adapter en préparant le terrain
Finalement le principal obstacle relevé, par cette étude est le comportement industriel des éditeurs.

Les éditeurs par la tentation qu'ils ont eu, et encore, de jeter le bébé avec l'eau du bain. Au lieu de renforcer leur offre, nombre d'entre eux préfèrent couper dans les effectifs et la pagination plutôt que de chercher à enrichir leur offre et à profiter des nouvelles opportunités et tendances. 22% d'entre eux se refusent d'ailleurs à engager des journalistes pour étoffer leur offre.

Conclusion de l'analyse réalisée par Jeff Jarvis . “Le papier n'est pas mort, mais le papier n'est pas notre futur. Le journalisme l'est".

Du bon sens.

Je ne peux m'empêcher d'un commentaire personnel sur ce sujet (après tout j'ai répondu à leur sondage). En surfant sur tous ces sites d'analyse consacré à la mutationd du secteur de la presse, il y a une chose réellement impressionnante : la vitesse d'adaptation des médias et l'accélération des changements.

Aujourd'hui sur certains blogs, dont Editor's weblog, certains n'hésitent pas à donner les recettes pour ne pas foirer son site d'info. Recettes qui prônent ce que l'on voit un peu partout, interactivité, blogs, fil d'info continu, modification de la home plusieurs fois par jour, multimédia à la pelle, rss, etc. Une rapidité d'adoption des nouveaux usages et mode de participation à l'info et consommation de l'info de tout à chacun. Il y aura encore de nombreux ajustements, mais globalement il semble que les grandes lignes directrices sont désormais tracées. La différence se fera sans doute sur la qualité technique et l'application des nouveaux métiers liés au marketing éditorial. De même se posera pour de nombreux acteurs la question de la désintermédiation et partant la casse occasionnée au sein des systèmes et mode de diffusion traditionnels. En contrepartie, une autre certitude, les modes de consommation de l'info sont multiples, il faut répondre à cette multiplicité en proposant tous un maximum de formats de diffusion (papier, web vidéo, radio, podcast, sms, mms, epaper, projection holographique :-) et une information de plus en plus segmentée et profilée à l'aune des besoins.

Que la question du rôle de journaliste soit reposée sereinement est aussi symptomatique d'une certaine fin de l'errance autour de ce métier et de son utilité. Toutes les études vont dans le même sens, plus il y a de journalistes au sein d'un média, plus celui-ci a de succès. Bonne nouvelle qui n'obère pas pour autant l'UGC et autres blogs, au contraire, l'info est par essence multisource. Rémunérer quelqu'un pour médiatiser de l'information est plutôt légitime.

Reste quelques inconnues, le comportement des annonceurs dans le futur. Annonceurs qui aujourd'hui au motif d'une mesure fine de leur investissement on line réclament toujours plus de finesse et de retour sur celui-ci tout en tentant d'investir de moins en moins, (CPM, CPA etc) et de contourner les médias, même on line, au profit d'opération virales ou d"évènementiels divers. L'attitude des centrales d'achat d'espace (les régies pubs) dans ce même futur.

L'adaptation des éditeurs et leur volonté de se concentrer sur le coeur de métier, le journalisme, tout en proposant les services associés.
L'usage du téléphone mobile pour la diffusion d'info et l'impact à terme. La sursegmentation.

Etc.

Encore de nombreuses inconnues, mais ceux qui se concentrent sur leur coeur de métier, apporter une info utile, discriminante et pertinente (oui on peut disserter longtemps sur ces termes) aux citoyens devraient sans doute survivre. En gros aux journalistes de faire leur boulot, différement mais avec les mêmes fondamentaux, aux éditeurs de leur donner l'occasion et les moyens de le faire.

Life stoppe le papier, Time Licencie

Chute du lectorat papier, hausse de l'audience en ligne, Life, l'ancêtre américainde Paris Match, fondé en 1936 arrêtera dès le mois d'avril sa parution papier.
Bonus en ligne, le site compte rendre accessible 10 millions de photos qui ont émaillé le magazine au long du XXème siècle.
medium_hollywood_gonewind_313x400.jpg
Toutefois, cette interruption est déjà la troisième, Life avait cessé de paraître en 72, puis 2000. Autre mauvaise nouvelle, Time licencie plus de 200 personnes pour faire lui aussi face à l'érosion de ses ventes et baisse du revenu publicitaire.
Et encore : le groupe Thomson, un des plus grands éditeurs de presse canadien (250 journaux environ aux USA, Angleterre et Canada) décide lui aussi de se focaliser sur les formats numériques. Pour financer ce virage, il se défait de sa division éducative, estimée à 5 mds de dollars.

Yahoo cherche le mobile...

La prochaine guerre sera incontestablement celle de la conquête du téléphone mobile. Battu en brêche par Google sur nombre de terrains, Yahoo! réagit et met sur pied un réseau publicitaire pour afficher de la pub sur les mobiles. L'idée est que les annonceurs puissent placer leur pub sur les services (météo, sport, vidéo) de Yahoo! mais aussi sur leur propre site. Pour ce faire, il offre une panoplie d'outils pour faciliter les implémentations. Pour l'heure Orera (le navigateur) GO2 (pages jaunes) et MobiTV (comme son nom l'indique) ont adopté ces outils.

26.03.2007

Infoworld arrête le papier...met le cap sur l'événementiel et le web

Après 29 ans de parution, l'édition papier d'Infoworld s'évapore au profit de son seul site web., ainsi que l'organisation d'évènement, le hors média. Dernier relais de croissance pour les revues verticales, le hors media recouvre en fait l'organisation de manifestation sponsorisée par les annonceurs soucieux de trouver de nouveaux prospects et les transformer en acheteur potentiel.
L'arrêt du papier est un vrai tournant, l'équivalent américain de Décision Informatique était en effet une référence dans le genre.
Toutefois, comme l'explique son rédacteur en chef Steve Fox, cet arrêt est préparé de longue date. Quotidiennement les journalistes d'Infoworld postent en effet l'équivalent d'une édition papier. que peuvent 32 pages face à cette pléthore de contenu, quelle est sa valeur ajoutée ?
Plus honnête aussi ce qui suit, "le modèle économique de la presse, dépendante des annonceurs n'est plus pertinent. Les annonceurs ont maintenant la chance de pouvoir mesurer immédiatement les résultats de leurs campagnes , sur le web ils peuvent savoir combien de personnes et qui regarde leur message, ils peuvent viser une cible spécifique et ils savent exactement ce qu'ils auront. Ils peuvent avoir un accés direct aux clients, ce que le papier ne permet pas. Et s'ils veulent des contacts plus étroits avec avec leur client, ils peuvent organiser un évènement sponsorisé qui leur donnera accès à plusieurs centaines de décideurs. (...) Infoworld papier ne pouvait plus lutter face à ces produits..."




Quelles infos gratuites, quelles infos payantes ?


Comme l'ensemble de la presse IT, Infoworld est confronté à l'érosion des revenus, principalement publicitaire. Une situation identique à celle que connaît en France la presse IT. Entre les responsables opérationnels qui ne jurent plus que par le web à l'identique des annonceurs, les budgets abonnements coupés dans le vif, les tarifs de la poste à la hausse etc..., difficile pour le papier de surnager face à ces aléas conjoncturels et structurels.
Pourtant certains journaux fournissent encore une information inédite sur le web, mais cette part devient de plus en plus restreinte et la vraie question est "qui est prêt à la payer pour la lire". Se pose donc le problème de la gratuité. Quand 75% de l'information est accessible gratuitement, faut-il faire payer les 25% restant ?
Sans doute, sur des niches de plus en plus étroites et les revenus générés par des newsletters confidentielles, mais néanmoins au public acquis et fidèle sont là pour le démontrer.

La reconnaissance du temps des journalistes ?

Se pose aussi un autre problème que chacun a aujourd'hui identifié. Les équipes de journalistes du web n'ont pas le même rapport au temps face à l'information. L'objectif est pour eux de nourrir ce média quotidiennement, partant, le temps nécessaire à l'analyse a minima le recul critique, vient à manquer parce qu'il faut générer de la page. Ce qui ne met en aucune sorte la compétence de ces journalistes en jeu, tempus fugit, et il faut fournir...
Infoworld a partiellement résolu ce problème : 60 journalistes... Et pas seulement des juniors, loin s'en faut.
Les éditeurs américains ont bien compris qu'un site substitutif d'un journal papier devait travailler au minimum à périmètre constant, sinon plus étendu, afin de nourrir le site en papiers de fonds, mais aussi en vidéo, podcasts etc.
Ce qu'il est difficile de réaliser avec une équipe réduite de journalistes stagiaires, ou stagiaires tout court, ce que tentent pourtant de nombreux sites.


Se préparer au changement


Finalement, il faut voir le côté positif de cet arrêt. IDG a su préparer cette conversion au tout web et hors média. Signe sans doute qu'un nouvel équilibre est en passe d'être trouvé. Signe aussi que les journalistes ont encore un rôle dans ce paysage qui défile. Comme le souligne Steve Fox, "le principe de la séparation de l'état et de l'église, des journalistes et des annonceurs est sacrosaint et et sera respecté afin de servir nos lecteurs. "

Ita missa est pour Infoworld.
Et pour les autres ?

Pub pour APPLE ou le Washington Post ?

Bel infommercial vidéo d'Apple sur la newsroom du Washington Post.
Est-ce sur le journalisme, le bimédia, la vidéo ou bêtement sur la facilité d'utilisation des outils Apple ?
medium_applews.JPG


A vous de juger...

23.03.2007

Pourquoi ?

Bien souvent, lorsqu'un journal, magazine, quotidien possède un site compagnon, 60% voir plus du contenu généralement consulté par l'internaute est celui produit par l'équipe éditoriale du web.
Pourquoi ?

22.03.2007

Silverbrook : révolution dans le jet d'encre

Silverbrook research n'a rien fait de moins qu'une révolution technologique. Fabriquer une imprimante jet d'encre capable de fournir 60 pages couleurs par minute, bientôt 100...Une vraie révolution d'autant plus que silverbrook ne vit que de sa propriété intellectuelle. Autrement dit, sa techno sera sous peu présente dans les imprimantes de tout un chacun pour peu que les fabricants soient convaincus. Pour faire court, tout comme la technologie Edgeline de HP, silverbrook utilise des têtes d'impression fixes, seul le support d'impression (la page) bouge.
L'idée c'est que vu la rapidité et les quantités possiblement traitées, les domaines d'applications sont quasi infinis. Y compris donc, potentiellement, de nouvelles machines pour l'impression de journaux. Autre argument, les machines, que ce soit HP ou Silverbrook sont plus économiques en maintenance et en prix de l'encre....
A suivre.

Ici une vidéo de hP
une autre impressionante de Silverbrook et les explications associées.

19.03.2007

La presse de demain

Titre incitatif pour cette nouvelle newsletter éditée par Giselle Delsol de Solaris Conseil. Pour certains ce nom est sans doute familier car attachée à l'édition d'un livre en trois volumes consacré aux abonnements de la presse payante intitulé Augmenter vos abonnements décliné avec l'acquisition, la gestion et le renouvellement. Extension de ses recherches sur la presse, la création de cette newsletter à selon Giselle Delsol trois objectifs :
- Apporter un soutien aux éditeurs, offrir un tour d’horizon à un moment précis d’un sujet concret concernant l’évolution de la presse (sa manière d’être vendu, diffusé ou géré); mettre à jour les éléments du Guide pour les acheteurs du livre (les trois volumes comportent des annexes avec pas mal d’adresses).
"A la base, cette lettre est faite par amour de la presse écrite. Consciente que ce n’est pas un métier facile, je cherche à vous apporter quelques idées, des informations, l’expérience d’autres éditeurs… en somme, (très humblement) un peu d’aide", explique Giselle Delsol.
Au sommaire du premier numéro, un excellent dossier sur la presse numérique.
Pour découvrir cette lettre, cliquer ici

C'est tous les jours Dimanche

Depuis Dimanche, leJDD est désormais quotidien, en ligne. Motorisé par Newsweb, chèrement acquitté 74 millions d'euros par le groupe Lagardère l'an passé, le site du JDD fournit fil d'actus quotidien, magazine et les bons plans sur Paris.
Côté interactivité, débats, blogs réceptionnent les lecteurs qui peuvent aussi se délecter de vidéos. Que du classique. Au mois de décembre, le site recensait 65 000 visiteurs uniques.
Pour augmenter l'audience, lejdd propose une extension dédiée aux élections, génération 2007, une coproduction JDD/Europe 2, produit calqué sur quelcandidat.com promu par le Dauphiné Libéré qui lui recense déjà plus de 250 000 visiteurs uniques et 2,3 millions de pages vues.
Pour la petite histoire, financière, Lagardère affiche des bénéfices en baisse de 56% en 2006 à 291 millions d'euros pour une dette de 1,5 milliards d'euros (due en partie aux prises de participation dans Canal + ou Time Warner book)et rachat de Newsweb.

Toutes les notes