05.10.2008

New-York Times et Nouvel Obs vers le tout web

Arthur Sulzberger est éditeur du New-York Times. Le 26 septembre dernier, à l'occasion du 25 ème anniversaire du Thomson Reuters Fellowship Programme à l'université d'Oxford , il a prononcé un discours extrèmement intéressant sur l'avenir du journalisme mesuré à l'aune du net.
Bien sûr, son discours est un plaidoyer pro domo, le NYT a été un des premiers quotidiens nationaux à amorcer son virage sur le net. Encore récemment, malgré des pertes sur l'activité on line, le journal a décidé de fournir gratuitement ses archives en ligne.Preuve si besoin en était de la conviction de ses dirigeants que l'avenir est online. Ce que confirme Arthur S.

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"Dans ce monde changeant des médias, la réussiste financière des journaux sur le long terme s'appuie sur la façon dont la croissance du site web peut à terme surpasser les revenus du print. Le défi est d'attirer de plus en plus d'utilisateurs, les fidèliser et générer des revenus de leurs usages. Une des approches du NYT est d'empiler les contenus les plus profitables (santé, voyage, technologie...) afin d'attirer des lecteurs dans ces rubriques et autoriser les annonceurs à toucher directement cette audience. Il est encore difficile de savoir si cela permet de créer un modèle pérenne ou d'assurer de la croissance. Le défi pour le NYT est encore de devenir une publication "full web".

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Des propos repris peu ou prou à l'identique par Denis Olivennes, nouveau président du directoire du Nouvel Obs, dans les colonnes du Monde.fr. Lequel a clairement fixé ses objectifs : "Accroître encore le leadership et le rayonnement du journal. Faire du site le deuxième site d'information, comme Newsweek aux Etats-Unis qui est derrière le New York Times, mais devant tous les autres quotidiens. Dans six ans, nous serons un site qui disposera d'un hebdo. "


Des propos concordants et relativement dans le sens du vent. Pour les marques établies sur le print, quand la diffusion s'érode ou que le segment de lecteur est relativement couvert donc à faible marge de progression, le seul moyen d'accroître son CA, dans le meilleur des cas, de survivre dans le pire des cas, reste encore le web. L'inflexion intéressante dans ces propos est la prise de conscience par les éditeurs de la nécessité de fournir une info de qualité sur leurs sites, un mouvement instillé par le Washington Post et Politico en leur temps.

Autre bonne nouvelle, ces deux éditeurs sont cohérents et n'hésitent plus à mettre leurs contenus les plus intéressants, du moins les plus lus,
en ligne pour driver de l'audience. Un deal win/win avec les lecteurs et les annonceurs. Intelligent...

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