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11.10.2008

Le New York Times va fusionner son site internet avec celui de l'International Herald Tribune,

Selon l'AFP : "Le New York Times va fusionner son site internet avec celui de l'International Herald Tribune, a annoncé mercredi le groupe américain qui réunit les deux journaux. La fusion permettra aux internautes d'avoir accès à un seul site en cliquant sur les adresses actuelles, NYTimes.com et iht.com, a précisé le International Herald Tribune/New York Times Media Group dans un communiqué. Ils auront le choix entre une version purement américaine et une version internationale.

L'objectif est de combiner "la grande expertise du New York Times en matière numérique et d'information avec la qualité informative de l'IHT dans le domaine international", selon le communiqué.

L'International Herald Tribune, dont le siège se trouve à Paris, a été racheté entièrement en 2003 par le prestigieux quotidien new-yorkais, qui a repris les 50% détenus jusque là par le Washington Post. Le journal fondé en 1887 est distribué dans 180 pays.

"Le personnel sera redéployé ou déplacé afin de répondre au mieux aux besoins de cette initiative", a précisé le groupe.

Selon les derniers chiffres de Webtrends and Nielson, iht.com compte 2,3 millions d'utilisateurs par mois en dehors des Etats-Unis, tandis que NYTimes.com compte 25 millions d'utilisateurs dans le monde entier. "



Des chiffres enviables. Dans la crise actuelle, tout le monde sait pertinemment que les sites web d'infos vont souffrir, et pour certains fermer fautes de subsides. Néanmoins, ce mouvement de consolidation est intéressant. En termes de modèles économiques, certains économistes prônent depuis longtemps la consolidation comme planche de salut pour les sites d'infos. La densité des contenus (et archives), la complémentarité des informations sont sans doute un des pré requis pour accroître la masse critique de lecteur et surtout consolider la base installée.

Au-delà de la proposition de valeur pour le lecteur, il faut rappeler que cette approche est opérante sur un plan purement mécanique. Le référencement par les moteurs, et surtout par le premier d'entre eux, incite les médias web à produire et fournir un maximum de contenus pour nourrir les robots et se positionner au mieux dans les résultats de recherches.

Comme Jupiter, un site de grande profondeur de contenus possèdera donc une attraction largement supérieure à ses concurrents au contenu moins dense. Charge au site, une fois le visiteur sur place, de garder les visiteurs et de les faire naviguer pour générer de la page vue.

Ce mouvement américain est sans doute le premier d'une longue liste dans le monde. La course au gigantisme sur le web commence tout juste.

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