26.02.2010

Le modèle de presse numérique payant reste-il à inventer ?

Une intervention sur l'excellent site de TechToc TV. Un peu énervé, mais bon..Depuis, mon avis reste identique, mais avec quelques amendements.
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22.02.2010

Les Sisyphes de l'info

sisyphe.jpgNous en sommes tous d'accord, le web est un continuum et tout n'est que flux. Jamais on ne se baigne deux fois dans le même fleuve et ce genre de choses.

Parfois, en se posant deux secondes, arrive la question existentielle : a quoi bon. Chaque jour après avoir compulsé des gigaoctets d'informations, lu et écouté, écrit et analysé les infos du jour, on se pose et on se dit  so what. A ce moment la différence fondamentale entre l'écrit imprimé et électronique se fait plus évident. Le flux est ininterrompu d'un côté, fini et bouclé de l'autre. Evident. D'un côté une information chasse l'autre, de l'autre...l'info est statique, finie, parachevée dans une livrée à la facture étudiée.

Les jeunes équipes de journalistes web ont souvent de nombreux prétextes à la plainte vis-à-vis de leurs confrères de plus nobles supports. Mais rarement on entend une doléance sur l'inégale lutte de leurs écrits dans l'océan bruissant du web. Après tout, un auditeur ne peut écouter qu'une radio à la fois, ne regarder qu'une  image, ne lire qu'un journal...Un internaute à le monde à disposition et des moteurs pour l'explorer. Le rédigeant n'a que des dépêches et la rapidité pour lutter et affirmer sa position sur le moteur. Engranger et restituer quotidiennement son objectif, avec en plus l'ambition de fournir l'info la plus originale, quitte a utiliser des artefacts éditoriaux et techique dans sa titraille.

Tôt ou tard arrive le burn-out. La saturation cognitive et existentielle. La prise de conscience de la vanité de l'exercice. L'insatisfaction du travail inachevé et infinissable. L'impuissance face au flux comme devant un tsunami informationnel impossible à contenir. Plus que l'économie de l'attention, c'est l'économie de la contention qui plombera le journaliste. Et l'assourdissant silence du continuum. Nouveau Sisyphe, l'absurde du travail interminable est le lot de ce nouveau roi du desk dans l'univers infini et indéfini du signal électronique. Un Sisyphe dévoré par le plus puissant des Chronos de ce siècle.

Pour une multitude raisons, cet absurde est forcément voué à disparaître. L'ultracircularité de l'information épuise le modèle et sans doute le lecteur, forcément insastisfait par cette faillite du sens. Le temps de l'information changera sans aucun doute. L'accélération ultime incarnée par un Twitter trouvera sans doute fatalement son opposé. A l'Haiku de l'info s'opposera la longueur du pensum, soutenu par la richesse graphique de la mise en scène. L'information réinventée pourra alors trouver un nouveau sens pour son médiateur. Ou pas ?

 

 

 

 

 

14.12.2007

The Observers, le débat

Trouvé sur le site de Mékiane de France 24, une présentation du projet participatif de la chaîne et un débat avec Gauthier Rybinski, François Bonnet de Mediapart.fr, Guillemette Faure de Rue89.com et Julien Pain responsable éditorial de The Observers.


Avec toujours en toile de fond la remise en question des journalistes et du traitement de l'information. Le web comme nouvelle virginité en quelque sorte.

20.02.2007

La fin des SR ?

Dans la grande tourmente de l'évolution de la presse, si les journalistes prennent la parole, les grands absents du débat sont sans conteste les secretaires de rédaction (SR).
Pour les éditeurs de presse, cette catégorie de population est généralement considérée comme un centre de coût dont la valeur ajoutée reste à prouver. Nombre de quotidien tentent ainsi de faire l'économie de ces postes en faisant écrire directement les journalistes dans des gabarits et en leur faisant confiance sur l'orthographe, le calage des papiers, les intertitres et autres tâches généralement dévolues aux réalisations. Pour la forme un correcteur/sr/éditeur/rct valide les textes après une relecture forcément superficielle vu le volume de textes à traiter.
Sur Internet, les SR sont généralement les grands absents. En cours d'élaboration d'un site, un ami me pose la question sur la nécessité d'avoir un relecteur. Outre un coût supplémentaire, les SR pour cet ami ralentit les flux avec son obsession de la relecture et diffère d'autant la mise en ligne. Quiconque a relu les textes brut de la majorité des journalistes sait à quel point la vérification orthographie, syntaxique, des noms propres et autres contresens et anacoluthes est indispensable. Sans être un foncièrement conservateur, une forme approximative jette inconsciemment un doute sur le fond. D'autant plus sur des sites de grandes marques de presse.
Convaincu, le périmètre fonctionnel du SR engagé ne peut être limité à la seule relecture et vérification. Nous sommes sur le web, donc son rôle ira au-delà et désormais notre SR sera l'éditeur et le metteur en scène de l'info. A lui de trouver l'accroche qui va bien avec l'iconographie ad'hoc, la contextualisation etc etc.
Un nouveau métier plutôt intéressant. A mi-chemin entre webmaster et designer, relecteur et journaliste (les SR ont une carte de presse).
Reste à trouver ces nouveaux profils polyvalents... ou former les journalistes à ces métiers ?

25.01.2007

Nouvelle stratégie web du L.A Times

Les rédactions web et papier du LA Times vont être fusionnées. Une nécessité selon le LA Times afin d'assurer un flot d'informations 24/24 sur le site web et ainsi lutter contre l'érosion du lectorat et la concurrence d'agrégateurs comme GraigsList et Google. Si le site est dédié à l'actualité continue, le papier doit selon l'éditeur du LA TImes, James O'Shea êtrele support pour une information, "contextualisée, analysée, interprétée et soumise à l'expertise des journalistes."
Il y a urgence pour le LA Times, comme l'indique O'Shea à Mediapost, les revenus publicitaires se réduisent comme peau de chagrin. Il cite l'exemple des annonceurs automobiles qui dépensaient en 2004 102 millions de dollars contre 55 millions en 2006.
Cette nouvelle orientation est issue des conclusions d'un comité d'expert mis en place par Dean Baquet, ex éditeur du LA TImes remercié après son refus de réaliser des coupes claires dans les effectifs des journalistes.

05.01.2007

Le Washington Post intensifie le Online

Sans totalement les fusionner, le Washington Post fait un pas de plus vers la synergie papier et online indique Reuters. Jusqu’alors cloisonnés, les journalistes du papier apporteront leur contribution au web et réciproquement la présentation papier sera réétudiée avec une orientation plus « tridimensionnelle » selon l’éditeur du Post, Leonard Downie. Pour l'heure les équipes du web sont situés dans une autre ville que Washington.
Un mouvement qui suit, tardivement, celui amorcé par le New-York Times et le groupe Gannett. Une stratégie selon laquelle print et web bénéficient de la même importance en termes de traitement de l’information.