22.11.2007
Pointblog, c'est fini
L'aventure PointBlog est terminée. Animé, maintenu et soutenu par Gilles Klein, Pointblog était le dernier reliquat de l'aventure Netizen initiée par Christophe Ginisty et Cyril Fièvet en 2003. Gilles Klein explique très bien le pourquoi du comment et je n'ajouterai donc rien, sinon que toute aventure journalistique qui se termine est toujours un peu triste.
Je mets juste ici les précisions de Gilles issues de son autre blog, le monde du blog : "Il y avait au total 3 849 billets en ligne sur Pointblog.com mercredi 21 novembre 2007. Vous retrouvez ici plus de 2 700 billets dont je suis l'auteur. 2 700 billets que j'avais publié sur Pointblog entre 2005 et le 21 novembre 2007. Je n'ai pas mis en ligne les billets d'autres personnes (sauf quelques bugs techniques qui m'échappent et que je tente de corriger)."
19:18 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Gilles Klein
19.11.2007
Sarkozy, drh de la presse quotidienne
Rue89 relate l'entrevue de journalistes des Echos avec Nicolas Sarkozy. A lire ici
Qui parlait de Berlusconisation de la France ?
11:54 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue89, Sarkozy, Les Echos
12.11.2007
Concentration des médias : les US aussi
La plupart des économistes sont d'accords : pour survivre, les médias doivent se consolider par des mécanismes de concentration plus ou moins élaborés. En France, le problème se pose moyennement, les médias sont déjà relativement concentrés. Le feuilleton des Echos et de la Tribune confirme en partie la thèse des économistes. Il ne semble pas y avoir de places pour deux quotidiens économiques imprimés. Thèse accréditée si l'on se fonde sur le simple critère de rentabilité (c'est un fait pas une opinion).

Si le débat se pose en France, les Etats-Unis ne sont pas épargnés loin s'en faut. Force est de reconnaître que les grands groupes médias sont outre-atlantique aussi peu nombreux proportionnellement qu'en France. Avec des capitalisations différentes il est vrai. Mais quelques règles anti concentration existent aussi aux US. Règles que la FCC (une sorte de mixte entre l'Arcep et le CSA avec du pouvoir en plus) entend modifier en les dévérouillant. Permettant ainsi aux médias dominants de le conforter leur position. une dérégulation qui s'inscrit dans la perspective de l'attribution de nouvelles fréquences télévisuelles en 2009, mais qui couvrira tout le spectre des médias.
Ce débat s'inscrit aussi dans celui du contrôle d'Internet, du moins sa bande passante, débat récurrent aux US
Du coup Kevin Martin, le chairman de la FCC, devient la tête de turc de la résistance. Le site stopBigMedia est le fer de lance du mouvement anti-fcc, et est aussi drôle que bien fait. Il est réalisé sous l'égide de Freepress.org, un vieux journal contestataire américain né à l'occasion de la guerre du vietnam et sa dénonciation, et Freepress.net, sa structure combattante.
18:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Freepress, presse, concentration, régulation, stopbigmedia
22.10.2007
Indépendance de la presse...laquelle ?
Commentaire recueilli sur la note consacrée à la Tribune : "A qui le tour ? Quel journal sera à son tour poussé vers la touche par un actionnaire qui ne réalise qu'une part minime de ses ventes dans la presse ? Bernard Arnault aura bientôt un monopole de l'information économique quotidienne. Il est temps de réagir et de faire circuler la pétition pour l'indépendance des rédactions. Vous la trouverez à cette adresse: www.intersj.info"
Merci Nicolas pour ce lien.
Intéressante cette pétition: A 21H24 ce jour, sur 2611 signatures 180 journalistes -sur les 37 000 encartés en France -....Pour une mobilisation intersyndicale c'est énorme...Je sais c'est un peu cynique, mais tellement symptomatique du comportement de la profession. Personnellement je fais partie de ces personnes qui ne croient plus du tout en l'indépendance de la presse papier en France, (pour rester sur ce seul segment). Bien sûr pour des raisons de concentration dans un premier temps. Quand 75% de la presse appartient à des capitaines d'industrie, les diverses lignes éditoriales ne peuvent en être que sous pression, implicite ou explicite. Inutile de multiplier les exemples, même les moins avertis des lecteurs s'en rendent compte. Faut-il rappeler pour La Tribune le retrait du titre de Une sur Ségolène Royale faisant état d'un sondage qui lui était favorable ? Ou plus récemment Lagardère expliquant dans le JDD qu'il ne savait rien pour EADS (il aurait peut-être pu l'expliquer dans un journal qui ne lui appartient pas, juste pour une histoire de crédibilité), Genestar viré de Paris-Match pour l'affaire Cécilia etc etc.
Entre les Echos et La Tribune, honnêtement à part leur seuil de rentabilité respectifs et le traitement formel, je ne vois pas grande différence dans l'orientation des contenus. Côté pluralité il y a sans doute de meilleurs exemples (là tout de suite je n'en vois pas)

Bien sûr les journalistes sont aussi responsables. Responsables d'une autocensure bien comprise. Le décalage parfois entre l'agressivité des journalistes aux conférences de presse et le rendu dans les articles est le plus souvent confondante. A leur crédit, les relations presse ont super bien travaillé pour noyer le poisson de l'information et diriger, disons influencer, habilement les contenus à venir en livrant de pseudos-infos sur un concurrent ou sur une piste éventuelle à suivre ("mais bon je t'ai rien dit c'est en off"). C'est tellement plus facile que de creuser et prendre du temps. Il est vrai toujours au crédit des journaliste que le temps leur est compté, la productivité fait partie des variables à prendre en compte pour le « reporting » des chefs de service (modèle AT Kearney). Disposer d'une semaine, un mois ou plus pour enquêter c'est devenu un luxe que de rares supports peuvent s'offrir ( en France je vois pas non plus). Responsables aussi du consensus mou, le réflexe panurgesque et mimétique prenant le pas sur l'interrogation et l'étonnement, voire même la curiosité.
On a beau jeu de dénoncer Internet, le "journalisme citoyen", les blogs pour accuser l'érosion du lectorat, partant la difficulté à être à l'équilibre. C'est passer un peu vite sous silence aussi le cercle infernal entre annonceurs et éditeurs. Fonder l'équilibre économique sur les campagnes publicitaires (merci Monsieur Girardin) pour pérenniser un titre oblige forcément à quelques concessions, toujours implicites ou explicites. Dans le cas de la presse féminine par exemple ce serait plutôt explicite, imaginez une seconde un grand hebdo se passer de Loréal ? Ce serait un peu comme si la presse informatique (ou ce qu'il en reste) devait se passer d'IBM. Inimaginable.
Du coup les articles sur l'industrie cosmétique on en compte très peu...très très peu. Certes certains journaux se passent de pub. Le monde diplo, le Canard, Alternatives Economiques pour les principaux. En contrepartie d'un vrai parti-pris éditorial et de fonctionnement et une orientation très marquée. Parlant du coup aux lecteurs qui sont dans la même communauté de pensée et les renforçant dans leur croyance. C'est un créneau. Derniers arguments, la distribution et la presse gratuite. Inutile de revenir sur ces deux là, des milliers d'articles sont consacrés au sujet.
Entre écrits convenus et propos convenants entre amis, comment s'étonner que la presse soit fragilisée et à la merci du premier LBO ou rachat venu ? L'audience n'est pas plus bête que les journalistes, quitte à dépenser de l'argent pour lire des inepties, autant lire la presse people. Il n'y a pas de surprise, elle correspond aux attentes.
Mais bon, je vais la signer cette pétition :-)
21:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : presse, journaliste
La Tribune, une ouverte....
Les salariés de la Tribune ont passé un message à leur propriétaire, Bernard Arnault (LVMH).

Toujours amusant dans ce genre de campagne, les témoignages des lecteurs (ou non).
Une petite précision par l'AFP
Pour leur part les Echos affichent une neutralité absolue... mais gardent néanmoins en ligne le dossier consacré à la reprise.
Quel que soit le racheteur, il est important de préciser que le comité d'entreprise ne pourra pas intervenir autrement que sur des arguments juridiques (calendrier, délit d'entrave..),et donner son avis (favorable ou non). En aucun cas le CE ne peut intervenir sur le choix par le propriétaire (Arnault) du repreneur. Ce qui laisse aux journalistes de La Tribune une marge de manoeuvre relativement étroite (en gros la grève ou rien) si le futur acquéreur et son plan de reprise n'ont pas leur agrément.
13:25 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : La tribune, Bernard Arnault, Les Echos
19.10.2007
Axel Springer/Aufeminin.com...OPA en demi teinte
Axel Springer (Die Welt, Bild, Autoplus...) n'a obtenu que 63% du capital de Auféminin.com. A la date de clôture de son OPA (aujourd'hui) lancée le 10 juillet dernier, l'éditeur Allemand a obtenu 5 687 029 actions du portail hexagonal à 32 euros par action. Pas vraiment un succès pour Springer qui du coup se voit obligé de lancer une OPR (ofre publique de retrait), mais doit pour ce faire obtenir 95% du capital.
L'OPA de Springer avait été lancé le 10 juillet dernier après un premier rachat de 41,4% du capital auprès des fondateurs du portail pour 78 millions d'euros. Au final, le portail fondé par Anne-Sophie Pastel et son mari est valorisé 288 millions d'euros. Une somme astronomique qui correspond à 22 fois son chiffre d'affaires : 13,4 millions d'euros pour 2006 pour un résultat d'exploitation de 7,3 M€. Cette rentabilité à deux chiffres, 60% pour le premier trimestre 2007 (EBIT de 53 % sur 2006); est l'argument massue pour Aufeminin.com pour justifier une telle valorisation.
Il y a aussi les 21 millions de visiteurs revendiqués par l'ensemble de la nébuleuse (marmiton, voyages bons plans, az santé, joyce, Teemix) fortement implantée en Europe (Italie, Allemagne, Espagne, Suisse, Belgique) et aussi une forte croissance des ventes de SmarAdserver, un serveur de publicité développé par le société Auféminin et qui a trouvé de nombreux clients et représente un très fort potentiel commercial sur le moyen terme.
Bien sûr, la clientèle féminine touchée par Auféminin donne à Springer un effet de levier pour ses publications féminines et lui permet de damer le pion à Hachette toujours en peine pour imposer ses sites dont Elle.fr.
20:05 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Axel Springer, Auféminin.com, média, stratégie, OPA
17.10.2007
Les 50 meilleurs sites de 2007
L'excellent site Time.com a selectionné ce qu'il considère comme les 50 meilleurs sites de 2007. 50 sites répartis en cinq catégories. Il en profite aussi pour recenser les plus mauvais, ceux dont on ne peut se passer etc.
Une bonne occasion pour découvrir de nouveaux sites. La bonne idée de Time est de se fonder autant sur le caractère utile des sites en questions que sur la simple esthétique. Sur ce dernier point, Time.com est d'ailleurs un des sites à l'ergonomie des plus redoutable. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler quand il a ouvert.
Dans un souci d'interactivité, une petite appli permet au lecteur de bouger le curseur pour pondérer son choix sur les sites proposés. Superbe réalisation. Reste bien évidemment que les sites en compétition sont essentiellement américains.
Et pour vous quels sont les meilleurs sites 2007 ???
16:55 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sites webs, meilleurs, time.com
15.10.2007
Le Monde Informatique...fin
Même si sur le site weblmi l'abonnement est encore proposé, le Monde Informatique cesse bien sa parution cette semaine. Fin d'une aventure après une lente descente aux enfers pour le titre ainsi que Réseaux & télécoms et Distributique du même éditeur. Lors du rachat des sites de la filiale française d'IDG par la régie publicitaire Adthink Media, l'arrêt de ces trois titres avait déjà été décidé par le propriétaire. Seuls CIO et Digital World sont poursuivis.

Un rachat pour une bouchée de pain, 5,8 M€ équivalent au CA 2007 d'IDG France. Consécutif à ce rachat, le plan social prévu porte sur 70 postes, une trentaine de personnes devant intégrer la filiale nouvellement créée entre IDG (qui en détient 25%) et AdThink Media : IT news info.
11:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LMi, ITNews, Adthink Media, IDG
05.10.2007
Future France vendu...Ziff à la peine
Future France, éditeur de pléthore de titre spécialisés en jeux vidéos et informatique (PC Actuel, PC Achat,Joypad..), est racheté par des fonds d'investissements (LMBO) via la holding WM7; et une partie du management pour 18 millions d'euros, dont 13,7 en cash. Future France réalise environ 50 millions de CA et un peu plus de 600 000 € de pertes. L'information connue depuis quelques jours n'est pas une surpirse tant la maison mère Future PLC, avait mis sous pression sa filiale de Levallois et se 179 employés pour redresser la barre et incidemment financer ses aventures outre-atlantique.
Ce type de rachat n'est jamais de bon augure pour les titres déficitaires, soit à peu près la moitié du portefeuille de Future France.

Après l'Italie et maintenant la France, Future PLC se concentre en effet sur l'angleterre et son portefeuille US avec le rachat et relancement simultané des journaux Nintendo Power et Playstation magazine, deux licence historiques.
Playstation magazine appartenait jusqu'alors à Ziff Davis. Plombé de dettes, Ziff cherche lui désespérement à se renflouer et après avoir revendu sa divsion B2B à des fonds d'investissement, est actuellement en quête de nouveaux fonds pour éponger ses dettes. En cas d'échec, le groupe pourrait se mettre sur chapitre 11 qui permet de suspendre momentanément le paiement des créances.
Le dernier communiqué de Ziff
Bref le paysage de la presse spécialisé IT est toujours aussi riant.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires :-)
22:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Future France, Future Plc, ZIff Davis
22.06.2007
Ziff-Davis lâche la presse
Hier, le groupe Ziff-Davis Media a annoncé, c'est à la mode, son intention de céder sa partie B-to-B pour 150 Millions de dollars à un fonds d'investissement, Insight Venture. Dans le panier, l'hebdomadaire techno Eweek, Baseline et CIO Insight. Au-delà du papier, les sites de Ziff sont du lot : Eweek.com, Web Buyers Guide, CIOInsight.com, baseline, Microsoft Watch, Channel Insider et DeviceForge.com Petite cerise sur le gâteau, l'acheteur acquiert aussi une base de données de 3.5 millions d'utilisateurs et la partie évènementielle.
Un deal supplémentaire qui remonte le moral aux journalistes IT :-)
Le communiqué
11:05 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ziff Davis, Insight Venture, presse IT

