02.02.2010

Libé payant : 20 000 abonnés dans un an ?

Ce mardi au Club de la presse, le rédac chef adjoint et responsable éditorial de Libé.fr Ludovic Blecher en compagnie de David Abiker est venu présenter la partie payante du site. Du moins a essayé en luttant avec une connexion wi-fi récalcitrante. L'effet démo...

En synthèse :

Libé propose deux formules d'abonnements à 6€ et 12€. Pour ce prix, les abonnés ont accès aux archives du journal, à l'aide des documentalistes pour monter un dossier sur un sujet et toutes les Unes de Libé depuis la création du journal (par JP Sartre rappelons-le), soit 10 000 Unes accessibles.En plus les podcasts et autres sujets multimédia montés par l'équipe "écrans" du journal.

Les abonnés échappent à la pub (du moins au display). Pour les autres on ne peut que recommander que l'excellent add-on Firefox ad-block.

Sur l'appli iPhone, la partie payante est aussi accessible, au grand dam de Ludovic Blecher pour qui l'intégral des contenus devrait être payant.

Autre point plus excitant : la version kiosque est mise à dispo aux abonnés en même temps que l'envoi l'imprimerie.

L'objectif est d'atteindre les 20 000 abonnés d'ici à un an. Pour l'heure, 1/4 du chemin est parcouru avec 4500 abonnés recrutés.

L'équipe web est composée de 13 journalistes, très peu face aux concurrents que sont le Figaro, 20 minutes ou le Parisien. A contrario, les 130 journalistes du papier participent au site.

Peu de choses à dire finalement. Si tous les sites médias vont vers le payant, le figaro, l'express, le point et le New-york Times, tous sont confrontés ou le seront à la fameuse "proposition de valeur". Comment après des années de gratuité convertir des lecteurs habitués désormais à aller chercher l'info sur le net à payer, que proposer ? N'étant pas abonné je n'ai pas visité la zone payante de Libé, mais, telle que vendue...

La chance de Libé est une forte affinité avec son lectorat : 60% des lecteurs arrivent en direct sur le site. Un score excellent. D'après le rédac chef adjoint, l'audience n'a jamais été aussi forte et Libé lu. Bonne nouvelle.

Mais comme les autres sites de médias, l'évolution du paiement sur internet (vraisemblablement la facturation par un opérateur) lié à la facilité d'accès, seront à même de valider la pertinence du contenu payant. Dans l'intervalle, la survie dépend toujours de la pub, des ventes kiosques et des subventions.

06.01.2010

Telescopage

Sans commentaires

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/

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22.06.2009

Bimédia : le labo Industrie et Technologie

 

Certes tous les responsables de rédaction réfléchissent aux modéles économiques qui permettront de concilier anciens et modernes. Je n'échappe pas à la règle.Parfois, plutôt que d'élaborer de grandes théories en faisant appel à la théorie des jeux, les gourous du journalisme de guérilla et les rites sacrificiels, on se remet au boulot et on essaie de construire une proposition éditoriale en plaçant le lecteur au centre de la préoccupation (le fameux déficit de l'offre évoqué dès le premier billet de ce blog il y a trois ans) et d'accoupler avec le plus de pertinence possible papier et web (print et online pour les autres).


1482305435.pngEn l'espèce, c'est l'expérience tentée avec le mensuel Industrie et Technologies. Mensuel dédié à la technologie pour les ingénieurs de bureaux d'études, mais aussi de manière plus extensive à tous ceux qui prêtent un léger intérêt à la technologie, IT pour les intimes méritait un sérieux lifting pour retrouver une certaine attractivité auprès des lecteurs, partant des annonceurs.

Lors de la réflexion liminaire, l'idée était donc de penser comment avec l'équipe d'un mensuel, donc peu étendue, concevoir un mensuel attractif et dans le même mouvement élaborer un site web qui soit à la fois un complément au journal et puisse vivre de manière désolidarisée.

L'idée retenue est de penser en amont de la rédaction des articles ce qui peut apporter un complément aux articles imprimés, que ce soit du contenu multimédia (vidéos, photos ou diaporama); mais aussi du contenu spécifique au web en continuation de l'article papier. Etant entendu que le "complément papier" doit pouvoir vivre seul sur le web, indépendamment de l'article papier. Voire même apporter plus d'inf1388148486.2.jpgormations que sur le papier.

La meilleure incarnation de cette idée, tenue au long des pages,  réside dans l'infographie principale du journal issue du dossier, qui se retrouve sur le web, mais animée en Flash avec des informations complémentaires. L'idée est simple. Mais, sauf contre exemple, à ce jour je ne connais pas d'équivalent en France de ce type de complémentarité. Pour des questions de coûts, mais aussi de réalisation.

Pour voir l'animation, cliquez-ici ou sur l'image.

 

Par ailleurs, à ce jour je reste convaincu que la proposition de feuilletage incite à l'abonnement (ou pas si l'offre éditoriale n'est pas convainquante). Dans cette logique qui frôle la cohérence, le mensuel est intégralement disponible en ligne ici. Stratégie payante ou non, il est encore un peu tôt pour le dire.

 

En termes d'audience (VU), le site a progressé de 10% et continue d'augmenter gentiment. En termes commercial, le numéro nouvelle formule a fait carton plein auprès des annonceurs. Sur les abos. Il est encore un peu tôt pour se prononcer.

A suivre. Et vos avis sont les bienvenus.

A vous lire.

Le site Industrie et Technologies

PS : malgré un abandon temporaire de ce blog, l'audience reste bonne (2500 V.U/M). Etonnant non ?

PS2 : demain je vous parle d'Usinenouvelle.com.

14.12.2008

Google, les éditeurs et la presse : l’impossible entente

« Vous êtes désormais notre pire ennemi ». Dixit Pierre Conte, DGA du Figaro à un représentant de Google venu faire un tour aux Etats-Généraux de la Presse. Pourquoi tant de haine ? Eric Scherrer, veilleur infatigable des mutations de l’information en ligne et autres évolutions de l'info numérique résume assez bien la situation sur le site indispensable pour qui s’intéresse à ces sujets AFP Mediawatch.

La rupture des éditeurs avec Google procède bien évidemment d’une crise plus large, celle de la presse et de l’information à l’ère d’une distribution orchestrée principalement par le moteur vedette du moment. Crise qui touche les journaux phares des Etats-Unis, le New-York Times, le groupe Tribune, éditeur du LA Times; bientôt sous chapitre 11 et une bonne partie de la presse mondiale. Une crise qui intervient à un moment ou le prix de la pub (CPM) baisse constamment et ou les éditeurs peinent à dégager de la rentabilité avec leur activité online.

L’ire contre Google tient à deux raisons : l’info et sa monétisation. Pour l’info, les éditeurs sont largement irrités par son application Google News. Page qui agrège en temps quasi réel les dernières news d’actu, thématisées et catégorisées. Pour les éditeurs online, l’enjeu est d’apparaître dans les premiers liens et surtout de s’y maintenir. Pour ce faire, certains n’hésitent pas à publier le même article très légèrement modifiés afin de remonter dans le ranking. Tout en dénonçant le laxisme de Google dans la gestion des droits d’auteurs.

Une position d’autant plus dénoncée, que Google refuse obstinément de prendre en compte le protocole ACAP (protocole d’accès automatique au contenu), mis en place par certains éditeurs. ACAP permet à ces derniers de contrôler les contenus mis à disposition aux robots de Google (ou Yahoo, ASK, CUIL, Live Search, Exalead ou autre) et surtout de prendre en compte la gestion des droits d’auteurs (texte et photo).

La monétisation et redistribution des dividendes issus des contenus, agrégés par Google, est la seconde partie du problème. En détenant, suite à divers rachats, dont récemment Doubleclick, une position de leader sur la vente de la pub en ligne (adwords, adsense etc.), Google, est une partie prenante très forte de la monétisation du contenu qu’il met en avant et vers lequel il amène des visiteurs. Ce que l’on appelle un cercle vertueux dans la doxa libérale.
Mais du côté des éditeurs cette position dominante sur le « display », les pubs affichées sur les sites, procède du monopole à l’image d’un Rockfeller, AT&T, IBM ou encore Microsoft, pour le faire dans l’ordre chronologique. Par syllogisme, Google contribue à cette décroissance du prix de la pub.

Lagardère et autres menacent donc de saisir Bruxelles pour dénoncer ce monopole et tenter de le contrer. Vœu pieu, personne n’oblige les utilisateurs à transiter par Google et personne n’oblige les annonceurs à utiliser sa régie. Même s’il est quelque peu incontournable. De plus, Google est loin d’être le seul moteur sur Internet, et il existe d’autres intermédiaires de pub. Autrement, dit, autant c’était simple pour Microsoft (en imposant Internet Explorer avec Windows il utilisait réellement sa position dominante pour forcer à la consommation), autant pour Google, les arguments juridiques seront plus difficiles à trouver.

D’autant plus qu’il y a plusieurs obstacles et contradictions, qui seront difficiles à lever.
Le premier obstacle tient à la consommation de l’information. En moyenne 60% des utilisateurs arrivent sur un site depuis un moteur de recherche. Autrement dit, les lecteurs cherchent une information, pas un site avec lequel ils sont plus ou moins en affinité sur un plan de contenu. L’enjeu pour les éditeurs, une fois que le lecteur est sur leur site, est de capter l’attention des lecteurs, les faire rester sur leur site cible et naviguer si possible vers les services proposés et payants (la pub faisant partie de ces « services »). Une illustration des mots de Google, « chaque article est une page d’accueil. » Ce qui élimine la notion de portail et de page d’accueil.

De plus, la notion de droits d’auteur est dans certains cas très spécieuse. Les clauses de cessions de droits sont généralement douteuses. Par ailleurs, une des missions (officieuses) des Etats Généraux sera sans aucun doute de faire que l’utilisation de l’information produite par les journalistes soit propriété pleine et entière des éditeurs et, à ce tire, cédée moralement. Libre à l’éditeur d’en faire l’usage qu’il veut sans contrepartie autre, pour le producteur d’informations, que celle négociée en amont.

Le mouvement est donc simple. Les éditeurs aujourd’hui, ne contrôlent plus la distribution de leurs contenus, ni une partie de leur monétisation. Le distributeur, ici Google, s’arrogeant une partie substantielle de ces deux privilèges.

En réponse, Google répond deux choses : libres aux éditeurs de refuser les robots (techniquement très simple). La seconde : qu’il est dans son rôle et amène des lecteurs aux sites des éditeurs.

Le malentendu est initial. Google veut, et ne s’en cache pas, mettre sous forme électronique toute l’information. Depuis un simple article, jusqu’à l’ADN de chacun. Son rôle n’est pas de donner du sens à cette information, juste de distribuer du signe,du bytes. A l’utilisateur final de donner du sens et de la pertinence. Maintenant, que Google monétise cette puissance serveur et algorithmique, il est encore une fois dans son rôle de société à but lucratif. Que les éditeurs à la fois en profitent et soient, finalement dépossédés de leur rôle de prescripteur tient in fine à cet aspect électronique du traitement de l’information. Et à Internet en tant que tel. Un réseau massivement distribué sans fin ni commencement. L’ubiquité si souvent évoquée.


En réponse, les éditeurs et autres fournisseurs de contenus jouent ou devront jouer sur ce qui fonde Internet.
La distribution massive et croisée : le maillage. Un contenu sera exploité sur n plate-formes, croisé, répliqué, prescrit. Bref, un même article sera volontairement repris sur de multiples plate-formes avec plus ou moins de valeur ajoutée. A l’exemple de ce que font les sites de partage de type digg, delicious ou encore Wikio et plus récemment Aaliens. Un mixte d’agrégation et de prescription tous azimuts. Un moyen de capter cette fameuse « attention » du lecteur à l’heure ou l’information est un bien commun gratuit et à ce titre sans valeur monétaire directe.

L’ennemi ce n’est pas tant Google ou autre, que le lecteur, notre ami. Notre ami au comportement erratique, se laissant guider au fil de l’hypertexte. La domestication de l’hypertexte et la génération de revenus subséquente sera bien le nouveau modèle à trouver pour les éditeurs. La piste sémantique est aujourd’hui la plus sérieuse pour ce faire. Reste que, cette piste est explorée dès la version 1.0 du web, mais encore à ce jour, en but à des problèmes techniques. Encore deux ou trois ans, et il est clair qu’un nouveau modèle émergera. D’ici là, il faudra juste voir si la somme allouée au sauvetage de la presse, indispensable, sera aussi élevée que celle consacrée à l’automobile. Une nécessité pour la démocratie.

21.10.2008

Prese magazine : une faible croissance annoncée

Selon l'AFP : Le secteur de la presse magazine dans le monde devrait connaître un taux de croissance annuel "faible" de 3,5% au cours des cinq prochaines années, pour atteindre une valeur de 95 milliards d'euros en 2012, selon une étude de Pricewaterhousecoopers.

"L'érosion de la diffusion, le plafonnement des recettes publicitaires et l'émergence de nouveaux médias sont autant de facteurs qui expliquent la faible croissance de secteur de la presse magazine dans le monde", indique cette étude dévoilée à l'occasion d'un débat organisé par l'association pour la promotion de la presse magazine (APPM).

La situation devrait être contrastée selon les zones géographiques, avec un taux de croissance annuel de 2,5% en Europe de l'Ouest, 3,8% aux États-Unis, mais 9,2% dans les pays émergents (Russie, Chine, Inde, Brésil).

En France, la croissance annuelle devrait atteindre 2,7%. "La relative saturation du marché, l'ouverture de la publicité TV à la grande distribution ou encore l'application de la directive SMA (qui assouplit les règles de diffusion de la publicité à la télévision, ndlr) contribuent au climat morose que connaît la presse magazine", souligne l'étude.

En Europe de l'ouest, la croissance du secteur de la presse magazine devrait être essentiellement portée par le numérique.
Mais la mutation s'annonce compliquée pour les éditeurs, car le poids du numérique dans les revenus de l'industrie devrait être limité, selon les prévisions. La publicité sur les sites de presse magazine connaîtra une croissance de 44,2% entre 2008 et 2012, mais ne représentera que 8% des revenus publicitaires en 2012."

La presse déficitaire en 2015


Pour sa part, selon l'étude du cabinet OC&C Consultants prédit pour la presse écrite payante française un passage dans le rouge dès 2010-2011 et une perte de 700 à 800 millions d'euros d'ici à 2015. « Depuis des années, la presse écrite s'est contentée d'un modèle économique peu performant, aujourd'hui elle dispose d'une faible marge de manœuvre pour prendre les options stratégiques qui s'imposent afin de préparer les années à venir », constatent les rédacteurs de l'étude.

Vieux serpent de mer : 20 à 25% des investissements publicitaires français pourraient se faire sur internet à l'horizon 2015. A l'identique des petites annonces dont l'immigration massive sur le net est lui aussi annoncé.

Pour pallier ce déficit annoncé, sans surprises les auteurs préconisent pour les médias une vague de concentration et surtout la création d'un portefeuille internet pour éviter une prise de vitesse par les acteurs médias étrangers. Car bien sûr, les médias français sont en retards face à nos confrères européens sur leurs stratégies internet.

11.10.2008

Le New York Times va fusionner son site internet avec celui de l'International Herald Tribune,

Selon l'AFP : "Le New York Times va fusionner son site internet avec celui de l'International Herald Tribune, a annoncé mercredi le groupe américain qui réunit les deux journaux. La fusion permettra aux internautes d'avoir accès à un seul site en cliquant sur les adresses actuelles, NYTimes.com et iht.com, a précisé le International Herald Tribune/New York Times Media Group dans un communiqué. Ils auront le choix entre une version purement américaine et une version internationale.

L'objectif est de combiner "la grande expertise du New York Times en matière numérique et d'information avec la qualité informative de l'IHT dans le domaine international", selon le communiqué.

L'International Herald Tribune, dont le siège se trouve à Paris, a été racheté entièrement en 2003 par le prestigieux quotidien new-yorkais, qui a repris les 50% détenus jusque là par le Washington Post. Le journal fondé en 1887 est distribué dans 180 pays.

"Le personnel sera redéployé ou déplacé afin de répondre au mieux aux besoins de cette initiative", a précisé le groupe.

Selon les derniers chiffres de Webtrends and Nielson, iht.com compte 2,3 millions d'utilisateurs par mois en dehors des Etats-Unis, tandis que NYTimes.com compte 25 millions d'utilisateurs dans le monde entier. "



Des chiffres enviables. Dans la crise actuelle, tout le monde sait pertinemment que les sites web d'infos vont souffrir, et pour certains fermer fautes de subsides. Néanmoins, ce mouvement de consolidation est intéressant. En termes de modèles économiques, certains économistes prônent depuis longtemps la consolidation comme planche de salut pour les sites d'infos. La densité des contenus (et archives), la complémentarité des informations sont sans doute un des pré requis pour accroître la masse critique de lecteur et surtout consolider la base installée.

Au-delà de la proposition de valeur pour le lecteur, il faut rappeler que cette approche est opérante sur un plan purement mécanique. Le référencement par les moteurs, et surtout par le premier d'entre eux, incite les médias web à produire et fournir un maximum de contenus pour nourrir les robots et se positionner au mieux dans les résultats de recherches.

Comme Jupiter, un site de grande profondeur de contenus possèdera donc une attraction largement supérieure à ses concurrents au contenu moins dense. Charge au site, une fois le visiteur sur place, de garder les visiteurs et de les faire naviguer pour générer de la page vue.

Ce mouvement américain est sans doute le premier d'une longue liste dans le monde. La course au gigantisme sur le web commence tout juste.

05.10.2008

New-York Times et Nouvel Obs vers le tout web

Arthur Sulzberger est éditeur du New-York Times. Le 26 septembre dernier, à l'occasion du 25 ème anniversaire du Thomson Reuters Fellowship Programme à l'université d'Oxford , il a prononcé un discours extrèmement intéressant sur l'avenir du journalisme mesuré à l'aune du net.
Bien sûr, son discours est un plaidoyer pro domo, le NYT a été un des premiers quotidiens nationaux à amorcer son virage sur le net. Encore récemment, malgré des pertes sur l'activité on line, le journal a décidé de fournir gratuitement ses archives en ligne.Preuve si besoin en était de la conviction de ses dirigeants que l'avenir est online. Ce que confirme Arthur S.

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"Dans ce monde changeant des médias, la réussiste financière des journaux sur le long terme s'appuie sur la façon dont la croissance du site web peut à terme surpasser les revenus du print. Le défi est d'attirer de plus en plus d'utilisateurs, les fidèliser et générer des revenus de leurs usages. Une des approches du NYT est d'empiler les contenus les plus profitables (santé, voyage, technologie...) afin d'attirer des lecteurs dans ces rubriques et autoriser les annonceurs à toucher directement cette audience. Il est encore difficile de savoir si cela permet de créer un modèle pérenne ou d'assurer de la croissance. Le défi pour le NYT est encore de devenir une publication "full web".

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Des propos repris peu ou prou à l'identique par Denis Olivennes, nouveau président du directoire du Nouvel Obs, dans les colonnes du Monde.fr. Lequel a clairement fixé ses objectifs : "Accroître encore le leadership et le rayonnement du journal. Faire du site le deuxième site d'information, comme Newsweek aux Etats-Unis qui est derrière le New York Times, mais devant tous les autres quotidiens. Dans six ans, nous serons un site qui disposera d'un hebdo. "


Des propos concordants et relativement dans le sens du vent. Pour les marques établies sur le print, quand la diffusion s'érode ou que le segment de lecteur est relativement couvert donc à faible marge de progression, le seul moyen d'accroître son CA, dans le meilleur des cas, de survivre dans le pire des cas, reste encore le web. L'inflexion intéressante dans ces propos est la prise de conscience par les éditeurs de la nécessité de fournir une info de qualité sur leurs sites, un mouvement instillé par le Washington Post et Politico en leur temps.

Autre bonne nouvelle, ces deux éditeurs sont cohérents et n'hésitent plus à mettre leurs contenus les plus intéressants, du moins les plus lus,
en ligne pour driver de l'audience. Un deal win/win avec les lecteurs et les annonceurs. Intelligent...

10.09.2008

35H : L'express en grève

Il fallait s'y attendre. La rédaction de l'Express a modérément apprécié la tentative de renégociation des 35H, rendue possible par la nouvelle loi, dite de la "démocratie sociale". (no comment) par la direction du groupe Roularta.

Conséquence, la rédaction a déposé un préavis de grève pour ce vendredi, après une première interruption de travail de 2H mercredi 10 septembre. Selon les membres de la rédaction, les heures de travail dépassent allègrement les 10H par jours et la modération salariale prévaut depuis plusieurs années au sein du groupe.

Une remise en cause du compte épargne temps (CET) et des 35H, "tout ce qui nous reste" après des années de rigueur salariale, explique un journaliste.

04.07.2008

LME, journalisme et droit d'auteurs

La LME, cette loi qui doit amener 0,5% de croissance (sic), devient au fil des semaines une loi fourre-tout. Preuve en est de cet amendement pour le moins étrange dans le contexte et encore plus au moment où une commission sur la presse est mise en place.



'Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le Forum des sociétés de journalistes (FSDJ) ont protesté hier contre un amendement au projet de loi de modernisation sociale (LME) qui conduirait, selon eux, à "anéantir" le droit d'auteur des journalistes. Un amendement au projet de loi a été déposé en urgence par les sénateurs Louis de Broissia, Jacques Valade et Catherine Dumas, afin d'"instaurer un dispositif légal reconnaissant la cession automatique à l'éditeur de droits exclusifs sur les contributions journalistiques pour tous les supports que l'entreprise édite", selon l'exposé de l'objet de l'amendement. "Toute convention par laquelle une entreprise d'information (...) s'assure, moyennant rémunération, la collaboration d'un auteur, emporte, sauf clause expresse contraire, cession à l'entreprise, à titre exclusif, des droits d'exploitation et de réexploitation des œuvres ainsi créées, pour tous supports, modes de diffusion et de consultation, opérés sous la responsabilité ou sous la marque de l'entreprise, ainsi que leur utilisation à des fins promotionnelles", indique l'amendement. "Alors que se préparent les états généraux de la presse, ce texte s'apparente à une véritable provocation", juge le FSDJ, selon qui cet amendement "vise à déposséder les journalistes de l'exercice de leur droit d'auteur".

Source : ParisMatch.fr

19.12.2007

Fin de grève chez Mondadori

Selon l'AFP : Les salariés, qui réclamaient une augmentation générale des salaires de 3%, "ont accueilli avec satisfaction les nouvelles propositions salariales de la direction", indique l'intersyndicale CGT-SNJ-CFDT-FO. "Prenant acte" d'engagements "en rupture claire avec les pratiques salariales minimalistes imposées par l'ancien actionnaire Emap", les salariés ont voté la reprise immédiate du travail. Mondadori a "décidé d'appliquer dès le 1er janvier 2008 une authentique politique d'augmentation générale", se félicite l'intersyndicale.

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Une revalorisation de 3% sera appliquée aux salaires mensuels inférieurs à 2.500 euros bruts (hors ancienneté) et des augmentations "dégressives concerneront tous les salaires jusqu'à 5.000 euros bruts", explique-t-elle. "Globalement, 92% des salariés bénéficieront de ces mesures", précisent les syndicats, ajoutant qu'une enveloppe complémentaire sera dévolue aux augmentations individuelles.

Que du bonheur donc pour Mondadori qui pourra sortir de manière anticipée, jeudi au lieu de lundi, Closer et les photos d'Eurodisney avec un président et une chanteuse dedans.

Dire que l'on aurait pu rater ça...

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