05.11.2009
Google Android relance la guerre des Ebook au CES
Sans encore trop d’échos en France, la guerre des e-books, ou e-reader, fait rage aux Etats-Unis. Le marché est évalué à 10 millions d’unités d’ebooks vendus en 2010 p
ar Forrester, contre 900 000 actuellement en circulation. Cette offensive sur l'ebook s'effectue tant sur le versant matériel avec une franche accélération des modèles disponibles, que du côté commercial avec le positionnement des grands éditeurs et librairies. Merci Amazon et merci au Kindle…Il ne manque plus qu’un peu de piratage pour que l’ebook décolle vraiment. Le prochain Consumer Electronic Show (CES) qui se tient en janvier prochain à Las Vegas devrait voir pléthore d’annonces sur le plan matériel.
A commencer par Springdesign qui propose avec Alex, le premier lecteur animé par le système d’exploitation du consortium Android, mené par Google. Qui dit Android et Google dit navigation. Cet ebook embarque donc logiquement un navigateur et une puce wi-fi, 3G et GSM. D’un design original, Alex comprend deux écrans : un écran monochrome eink de 6 pouces et un second écran LCD de 3,5 pouces, couleur, qui emporte l’OS Android. L’objectif annoncé par l’entreprise est d’enrichir la lecture en la complémentant par des informations glanées sur le web, accéder aux liens depuis un PDF et aussi, de profiter de la nouvelle vague de livres interactifs. D’ailleurs, Alex livre un logiciel « d’authoring » pour la création de ce type de livres nouvelles générations. Bien entendu, l’écran LCD et la puce embarquée, une Armada 166E (une merveille qui emporte la carte mère directement sur la puce ou dit autrement la puce est aussi la carte mère - SOC pour les intimes- ) permet de lire de la vidéo…

Par ailleurs, le lecteur/surfeur peut aussi capturer des notes sur internet et les lire sur sa tablette à tête reposée. Pour l’anecdote, Spring design est déjà en procès avec Barnes & Nobles qui a purement et simplement copié son produit et rebaptisé Nook. L’affaire est relatée sur l’excellent site Actua Litté
Autre annonce attendue, celle d’Entourage Edge de la société Marvell. Tout comme Alex, Entourage, animé lui aussi par la puce Armada, propose deux écrans, « dual book » dans la terminologie locale. Le concept est assez proche d’Alex. D’un côté un ebook/ereader fondé sur la technologie e-ink et de l’autre une vraie tablette PC avec les fonctions que l’on peut en attendre : navigation web, email, saisie, dessin, interactivité entre les deux écrans etc. Entourage possède un écran ce 9,7 pouces de 1200 x 825 pixels et un écran LCD de 10,1 pouces pour un affichage de 1024 x 600.
Il lit les formats ePub et PDF. La saisie s’effectue à l’aide d’un stylet et d’un clavier virtuel.
L’autonomie affichée est de 6H pour l’utilisation du LCD et 16H pour l’écran e-ink. Pour plus de spécifications autant aller sur la fiche produit ici ou en voir la démo ici. Entourage sera disponible en janvier au prix de 490 dollars.
Et encore d'autres acteurs...
Très attendu aussi, la disponibilité de QUE proReader, déclinaison du premier prototype présenté par Plastic Logic déjà évoqué dans un précédent billet. L’iPhone de l’ebook, par son design, le Que ProReader possède un écran de 8,5 X 11 pouces et fait moins d’un centimètre d’épaisseur. Malgré sa finesse il emporte une puce wifi et 3G. Pour l’heure il est couplé avec la librairie Barnes & Noble (encore). D’un design épuré, nul n’est ici besoin de touches additionnelles, toutes les fonctions sont accessibles via l’écran tactile. L’autonomie annoncée est de plusieurs jours. Outre les formats classiques PDF, le QUE peut aussi lire les fichiers Excel et Word. Reste l’inconnue du prix, qui sera très vraisemblablement élevé.
Le CES qui ouvre ses portes le 7 janvier prochain sera une belle édition pour ces supports. On peut aussi citer pour être complet le nouvel e-book de Liquavista, un reader type Minority report qui emporte une technologie dite « electrowetting », un mix de plusieurs technologies assez bluffant et visible ici côté techno, et en démo ici.
Citons encore le chinois HangWang avec le Hanvon eBook Reader, le Ditto Book E-150 avec ses spécifications trouvables ici ou encore l’Onyx Boox d’Onyx.
Peut-être qu’à cette même occasion, Amazon dégainera un nouveau Kindle, ou autre lecteur, pour ne pas se laisser distancer. Dans le paysage, Sony et Irex devront bouger très très vite pour surnager dans cette débauche concurrentielle qui se joue sur tous les axes : partenariats, techniques et prix. Il sera éclairant de voir la présence de ces e-books au prochain Salon du Livre du26 au 31 mars prochain. L'an passé, trois pauvres readers (Irex, Sony et je ne me souviens plus du troisième) étaient présents dans un coin isolé. Crispation des éditeurs ? ?
Fabrice Frossard
Le site de spring design : http://www.springdesign.com/resource/jsp/products/Product...
La démo de Entourage Edge : http://www.entourageedge.com/entourage-edge.html
Extrait de l’étude de Forrester : http://www.forrester.com/Research/Document/Excerpt/0,7211...
Le site de Barnes & Noble : http://www.barnesandnoble.com/
Le site de Liquavista : http://www.liquavista.com/default.aspx
23:41 Publié dans ebook | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sony, alex, entourage, ebook, plastic logic, google, android, ces, ditto, onyx
14.12.2008
Google, les éditeurs et la presse : l’impossible entente
« Vous êtes désormais notre pire ennemi ». Dixit Pierre Conte, DGA du Figaro à un représentant de Google venu faire un tour aux Etats-Généraux de la Presse. Pourquoi tant de haine ? Eric Scherrer, veilleur infatigable des mutations de l’information en ligne et autres évolutions de l'info numérique résume assez bien la situation sur le site indispensable pour qui s’intéresse à ces sujets AFP Mediawatch.
La rupture des éditeurs avec Google procède bien évidemment d’une crise plus large, celle de la presse et de l’information à l’ère d’une distribution orchestrée principalement par le moteur vedette du moment. Crise qui touche les journaux phares des Etats-Unis, le New-York Times, le groupe Tribune, éditeur du LA Times; bientôt sous chapitre 11 et une bonne partie de la presse mondiale. Une crise qui intervient à un moment ou le prix de la pub (CPM) baisse constamment et ou les éditeurs peinent à dégager de la rentabilité avec leur activité online.
L’ire contre Google tient à deux raisons : l’info et sa monétisation. Pour l’info, les éditeurs sont largement irrités par son application Google News. Page qui agrège en temps quasi réel les dernières news d’actu, thématisées et catégorisées. Pour les éditeurs online, l’enjeu est d’apparaître dans les premiers liens et surtout de s’y maintenir. Pour ce faire, certains n’hésitent pas à publier le même article très légèrement modifiés afin de remonter dans le ranking. Tout en dénonçant le laxisme de Google dans la gestion des droits d’auteurs.
Une position d’autant plus dénoncée, que Google refuse obstinément de prendre en compte le protocole ACAP (protocole d’accès automatique au contenu), mis en place par certains éditeurs. ACAP permet à ces derniers de contrôler les contenus mis à disposition aux robots de Google (ou Yahoo, ASK, CUIL, Live Search, Exalead ou autre) et surtout de prendre en compte la gestion des droits d’auteurs (texte et photo).
La monétisation et redistribution des dividendes issus des contenus, agrégés par Google, est la seconde partie du problème. En détenant, suite à divers rachats, dont récemment Doubleclick, une position de leader sur la vente de la pub en ligne (adwords, adsense etc.), Google, est une partie prenante très forte de la monétisation du contenu qu’il met en avant et vers lequel il amène des visiteurs. Ce que l’on appelle un cercle vertueux dans la doxa libérale.
Mais du côté des éditeurs cette position dominante sur le « display », les pubs affichées sur les sites, procède du monopole à l’image d’un Rockfeller, AT&T, IBM ou encore Microsoft, pour le faire dans l’ordre chronologique. Par syllogisme, Google contribue à cette décroissance du prix de la pub.
Lagardère et autres menacent donc de saisir Bruxelles pour dénoncer ce monopole et tenter de le contrer. Vœu pieu, personne n’oblige les utilisateurs à transiter par Google et personne n’oblige les annonceurs à utiliser sa régie. Même s’il est quelque peu incontournable. De plus, Google est loin d’être le seul moteur sur Internet, et il existe d’autres intermédiaires de pub. Autrement, dit, autant c’était simple pour Microsoft (en imposant Internet Explorer avec Windows il utilisait réellement sa position dominante pour forcer à la consommation), autant pour Google, les arguments juridiques seront plus difficiles à trouver.
D’autant plus qu’il y a plusieurs obstacles et contradictions, qui seront difficiles à lever. Le premier obstacle tient à la consommation de l’information. En moyenne 60% des utilisateurs arrivent sur un site depuis un moteur de recherche. Autrement dit, les lecteurs cherchent une information, pas un site avec lequel ils sont plus ou moins en affinité sur un plan de contenu. L’enjeu pour les éditeurs, une fois que le lecteur est sur leur site, est de capter l’attention des lecteurs, les faire rester sur leur site cible et naviguer si possible vers les services proposés et payants (la pub faisant partie de ces « services »). Une illustration des mots de Google, « chaque article est une page d’accueil. » Ce qui élimine la notion de portail et de page d’accueil.
De plus, la notion de droits d’auteur est dans certains cas très spécieuse. Les clauses de cessions de droits sont généralement douteuses. Par ailleurs, une des missions (officieuses) des Etats Généraux sera sans aucun doute de faire que l’utilisation de l’information produite par les journalistes soit propriété pleine et entière des éditeurs et, à ce tire, cédée moralement. Libre à l’éditeur d’en faire l’usage qu’il veut sans contrepartie autre, pour le producteur d’informations, que celle négociée en amont.
Le mouvement est donc simple. Les éditeurs aujourd’hui, ne contrôlent plus la distribution de leurs contenus, ni une partie de leur monétisation. Le distributeur, ici Google, s’arrogeant une partie substantielle de ces deux privilèges.
En réponse, Google répond deux choses : libres aux éditeurs de refuser les robots (techniquement très simple). La seconde : qu’il est dans son rôle et amène des lecteurs aux sites des éditeurs.
Le malentendu est initial. Google veut, et ne s’en cache pas, mettre sous forme électronique toute l’information. Depuis un simple article, jusqu’à l’ADN de chacun. Son rôle n’est pas de donner du sens à cette information, juste de distribuer du signe,du bytes. A l’utilisateur final de donner du sens et de la pertinence. Maintenant, que Google monétise cette puissance serveur et algorithmique, il est encore une fois dans son rôle de société à but lucratif. Que les éditeurs à la fois en profitent et soient, finalement dépossédés de leur rôle de prescripteur tient in fine à cet aspect électronique du traitement de l’information. Et à Internet en tant que tel. Un réseau massivement distribué sans fin ni commencement. L’ubiquité si souvent évoquée.
En réponse, les éditeurs et autres fournisseurs de contenus jouent ou devront jouer sur ce qui fonde Internet. La distribution massive et croisée : le maillage. Un contenu sera exploité sur n plate-formes, croisé, répliqué, prescrit. Bref, un même article sera volontairement repris sur de multiples plate-formes avec plus ou moins de valeur ajoutée. A l’exemple de ce que font les sites de partage de type digg, delicious ou encore Wikio et plus récemment Aaliens. Un mixte d’agrégation et de prescription tous azimuts. Un moyen de capter cette fameuse « attention » du lecteur à l’heure ou l’information est un bien commun gratuit et à ce titre sans valeur monétaire directe.
L’ennemi ce n’est pas tant Google ou autre, que le lecteur, notre ami. Notre ami au comportement erratique, se laissant guider au fil de l’hypertexte. La domestication de l’hypertexte et la génération de revenus subséquente sera bien le nouveau modèle à trouver pour les éditeurs. La piste sémantique est aujourd’hui la plus sérieuse pour ce faire. Reste que, cette piste est explorée dès la version 1.0 du web, mais encore à ce jour, en but à des problèmes techniques. Encore deux ou trois ans, et il est clair qu’un nouveau modèle émergera. D’ici là, il faudra juste voir si la somme allouée au sauvetage de la presse, indispensable, sera aussi élevée que celle consacrée à l’automobile. Une nécessité pour la démocratie.
23:00 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : google, presse, afp, lagardère, web, moteurs, publicité
17.09.2008
Tutorial Google en français et en vidéo
Saine initiative de Google. Pour les webmasters pros ou amateurs, le groupe a mis en ligne une vidéo tutoriale en français (italien et allemand), la première de 6 épisode, pour progresser sur la voie de la Googueulisation. Comment en tout cas mieux référencer son site et améliorer sa visibilité sur la toile en utilisant le site "outil pour les webmasters".
Enjoy
22:30 Publié dans Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Google, référencement, outils
16.11.2007
Google bientôt opérateur
Selon le Wall-Stree Journal, Google participerait à la mise aux enchères début janvier par la commission de régulation américaine (FCC) de la fréquence des 700 Mhz. Une fréquence estimée à près de 5 milliards de dollars et qui permet de constituer un réseau national.
C'est un pion de plus pour la firme dans le déploiement de la téléphonie mobile, son nouveau credo, estimant que les opérateurs en place ne jouent pas le jeu de la concurrence et bloquent l'utilisateur dans sa volonté d'utiliser les services rendus possibles par Internet (IP). L'extension des services proposés et la facilité d'accès à Internet sont les deux credo de Google. L'extension de son écosystème aux mobiles est un relais de croissance évident pour l'éditeur. Après la création de l'alliance Android, la possession d'un réseau est une étape de plus pour ce faire.
Toutefois, les analystes restent sceptiques, arguant de la difficulté technique à opérer un réseau, même si certains arguent de l'expérience acquise par Google avec son réseau dans la baie de San Francisco. En termes commerciaux, la puissance de la marque jouera en sa faveur. Certains spéculent aussi sur la location par Google des fréquences à des opérateurs tiers. Ce qui lui permettrait de générer des revenus en amont (location) et aval (partenariat préférentiel et proposition de services).
Selon le yankee group, le marché des télécoms mobiles a représenté aux Etats-Unis 95 milliards de dollars de CA en 2006.
Trois remarques :
- Google aurait engagé des spécialistes de la théorie des jeux pour emporter les enchères.
- la fréquence mise aux enchères est utilisée par des opérateurs radios et du câble. Cette mise aux enchères participe de la dérégulation mise en place par la FCC et évoqué dans un précédent post.
- la Commission Européenne pendant ce temps propose un organisme régulateur des télécoms unique pour les 27 pays de l'Union, et la scission des entités opérteurs (fournisseur des tuyaux) et de gestion des clients en business unit distinctes. L'opposition à ce projet est, on s'en doute, assez vive.
L'article du WSJ
12:10 Publié dans Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, fcc, wsj, télécoms, opérateurs
07.11.2007
Android, l'OS pour mobile de google
Les spéculations sur le Gphone tournent court. Ce sera un système d'exploitation : Android. Ici le communiqué de presse. Sur ce système d'exploitation, chacun des partenaires pourra à loisir développer les fonctions qui vont bien pour l'adapter à son appareil ou service désiré. Pour le partenariat, Google a fait fort avec entre autres T-Mobile, Sprint Nextel, NTT Docomo, China Mobile, Telefonica, Telecom Italia, Motorola, Samsung, HTC, Qualcomm, and Intel. Sur cette plate-forme, fondée sur Linux, se trouveront moultes applications issues de google, mais aussi d'autres partenaires. Les premiers mobiles devraient apparaître au second semestre 2008. On relèvera dans la liste des partenariats, la société Nuance, spécialisé en technologie de reconnaissance vocale (text-to-speech et inversement) ou encore Synaptics spécialisée en écran tactile (LG touch c'est eux)vet interfaces diverses.
Ci dessus l'histoire d'Android par son chef de projet.
Cette annonce de google est moyennement étonnante. L'objectif de l'éditeur est d'étendre autant que faire ce peut les possibilités de navigation web et des contenus web (vidéos streamin d'où l'alliance avec Packet Video) et donc ses revenus issus de la publicité. Coup dur aussi pour les fabricants d'OS, dont Microsoft qui tente d'imposer sa plate-forme Windows Mobile ou encore Nokia. A l'heure ou tous les acteurs des télécoms se cherchent des relais de croissance, l'introduction d'Apple, maintenant de Google est un pavé dans leur part de marché.
18:00 Publié dans Télécoms | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Android, Google, Gphone, HTC, téléphonie mobile
29.10.2007
LiveDocuments : Office sur le web
InstaColl a une idée : travailler sur les documents de la suite bureautique Office 2007 et les enregistrer à fin de partage sur le web. Le tout grâce à un plug-in installé au sein de la suite Office. Pour ceux qui n'auraient pas Office, la start-up indienne, basée aux US, a développé une suite bureautique en flash et compatible office.

L'idée n'est pas neuve, mais si la promesse est tenue, InstaColl aurait réussi à concilier le meilleur des deux mondes en donnant à l'utilisateur le moyen de travailler en mode connecté et non connecté, synchrone et asynchrone, et en prenant tous ses concurrents de vitesse. Une sorte de Graal pour les éditeurs de suite bureautique en ligne (Google, Adobe) ou non (MS, OpenOffice) qui tous cherchent le meilleur des deux mondes. Microsoft pour sa part reste très timoré avec LiveOffice, pour d'évidentes raisons de cannibalisation de sa suite qui génère encore l'essentiel de son chiffre d'affaires.
En toute modestie, InstaColl vise les 400 millions d'utilisateurs d'Office en leur proposant une tarification sur abonnement (15$ par an), une licence entreprise ou en OEM pour les fournisseurs de services.
11:35 Publié dans Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Office, InstaColl, Adobe, Google
27.10.2007
Google passe à l'IMAP
Très attendu par les utilisateurs de Gmail, Google est désormais passé au protocole IMAP (Internet Message Access Protocol). Ce faisant, il est désormais possible d'accéder à sa boîte depuis tout type de terminal (téléphone mobile par exemple) et surtout de pouvoir syncrhoniser sa boîte entre différents postes : plus clairement un courrier lu depuis un téléphone sera vu comme tel en cas de connexion depuis un PC plus tard. C'est le grand avantage d'IMAP face à l'autre protocole POP3.
Une nouveauté de plus pour Gmail en plus du partage vidéo, des pièces jointes à 20 Mo. Autant de fonctions pour rendre Gmail incontournable.
Par ailleurs j'avais raté la news : Google a conclu un partenariat avec Nielsen rating en vue de fournir à l'institut de mesure d'audience des données stratistiques sur les utilisateurs de sa plate-forme tv-Ads, une partie de sa régie cross-media (radio, tv, print). Pour sa part Nielsen grâce à son boîtier d'audimat apportera à Google des données démographiques en temps réel sur les téléspectateurs et leur consommation publicitaire. Un vrai bonheur pour l'annonceur qui désormais aux US dispose d'une étendue de données inédite jusqu'alors.
De l'aveu des deux PDG de Google et Nielsen, ce partenariat ne s'arrêtera pas là et s'étendra vite à d'autres médias.
Personnellement, que Google prenne tout doucement le contrôle des autres médias, c'est un peu inquiétant non ? Une régie universelle pour bientôt ?
Je ne résiste pas à vous mettre la capture de l'action Google, (piqué sur Abry), juste du second degré.
Et rappelez-vous : " don't do evil" :-)

11:40 Publié dans Marketing, communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Google, IMAP, Nielsen, Régie
04.01.2007
Journalisme 3.0
Dans Le Monde du 3 janvier Jean-Pierre Elkabbach prend la parole pour s’interroger sur le journalisme à l’ère du web. Sur le fond pas de grandes nouveautés, mais en revanche un excellent travail de synthèse sur la posture du journaliste dans cet environnement.
Pour résumer. Le journaliste devient « un moteur de recherche », « un modérateur qui aide à faire le tri dans la jungle des contenus », mais qui sait en profiter pour affiner ses angles et enquêtes. Méfiant sur la sagesse des foules, JPE délimite la frontière entre information et propagande et nous livre ce très beau passage, « L’information, elle, ne souffre pas l’à-peu-près. Le journalisme est un métier : il ne consiste pas à ramasser les contenus que d’autres ont bien voulu produire. A quoi servent des journaux qui n’apportent pas de valeur, n’en disent ni plus ni mieux que ce que l’on peut trouver ailleurs avec un bon moteur de recherche ? (…) Plus que jamais c’est le traitement et l’honnêteté de l’information qui font la différence. C’est à sa source qu’il faut aller chercher l’actualité, pas dans la copie de l’existant, ni dans la répétition…. »
Dernière phrase particulièrement intéressante. Un des symptômes de plus en plus perceptibles de l’information sur Internet est celui de sa paupérisation du fait d’une circularité exponentielle dans une fenêtre temporelle réduite. Autrement dit, là où une information mettait une semaine à circuler, quelques heures aujourd’hui suffisent pour qu’elle fasse le tour du globe. Une bonne chose en soi. Sauf que le temps utile de la vérification disparaît et le retour à la source souvent ignoré.
Par ailleurs, pour illustrer ce propos de la paupérisation, l’avènement des moteurs d’agrégations de type Google News, Topix ou autre, est symptomatique d’une réduction de nombre de sujets traités, mais sur un nombre de supports multipliés.
Reste que, tout aussi étonnant et rassurant, près de 45% des sujets traités ont pour source une agence de presse( Reuters, AP ou AFP).
Là où JPE a raison est dans la créativité professionnelle du journaliste.
De modérateur qu’il doit aussi être aujourd’hui, il peut aussi réinventer le signal faible, en voie de disparition d’Internet, et trouver l’information inédite, par son angle et son sujet.
A la sagesse des foules, opposer la prise de risque et l’anticonformisme. Une rigueur créative dans l’exercice du métier peut lui redonner un véritable attrait. Et peut être même à termes les moyens de continuer à l’exercer.
17:35 Publié dans Questionnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journalisme 3.0, Jean-Pierre Elkabbach, Google

