21.10.2008
Prese magazine : une faible croissance annoncée
Selon l'AFP : Le secteur de la presse magazine dans le monde devrait connaître un taux de croissance annuel "faible" de 3,5% au cours des cinq prochaines années, pour atteindre une valeur de 95 milliards d'euros en 2012, selon une étude de Pricewaterhousecoopers.
"L'érosion de la diffusion, le plafonnement des recettes publicitaires et l'émergence de nouveaux médias sont autant de facteurs qui expliquent la faible croissance de secteur de la presse magazine dans le monde", indique cette étude dévoilée à l'occasion d'un débat organisé par l'association pour la promotion de la presse magazine (APPM).
La situation devrait être contrastée selon les zones géographiques, avec un taux de croissance annuel de 2,5% en Europe de l'Ouest, 3,8% aux États-Unis, mais 9,2% dans les pays émergents (Russie, Chine, Inde, Brésil).
En France, la croissance annuelle devrait atteindre 2,7%. "La relative saturation du marché, l'ouverture de la publicité TV à la grande distribution ou encore l'application de la directive SMA (qui assouplit les règles de diffusion de la publicité à la télévision, ndlr) contribuent au climat morose que connaît la presse magazine", souligne l'étude.
En Europe de l'ouest, la croissance du secteur de la presse magazine devrait être essentiellement portée par le numérique.
Mais la mutation s'annonce compliquée pour les éditeurs, car le poids du numérique dans les revenus de l'industrie devrait être limité, selon les prévisions. La publicité sur les sites de presse magazine connaîtra une croissance de 44,2% entre 2008 et 2012, mais ne représentera que 8% des revenus publicitaires en 2012."
La presse déficitaire en 2015
Pour sa part, selon l'étude du cabinet OC&C Consultants prédit pour la presse écrite payante française un passage dans le rouge dès 2010-2011 et une perte de 700 à 800 millions d'euros d'ici à 2015. « Depuis des années, la presse écrite s'est contentée d'un modèle économique peu performant, aujourd'hui elle dispose d'une faible marge de manœuvre pour prendre les options stratégiques qui s'imposent afin de préparer les années à venir », constatent les rédacteurs de l'étude.
Vieux serpent de mer : 20 à 25% des investissements publicitaires français pourraient se faire sur internet à l'horizon 2015. A l'identique des petites annonces dont l'immigration massive sur le net est lui aussi annoncé.
Pour pallier ce déficit annoncé, sans surprises les auteurs préconisent pour les médias une vague de concentration et surtout la création d'un portefeuille internet pour éviter une prise de vitesse par les acteurs médias étrangers. Car bien sûr, les médias français sont en retards face à nos confrères européens sur leurs stratégies internet.
18:34 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, déficit, internet
24.07.2008
Pub Internet : + 38 % au premier semestre 2008
Que du bonheur pour Internet qui ne connaît pas la crise, même s'il reste loin derrière la presse magazine en termes d'investissement publicitaires. Plutôt qu'un long discours, le mieux est de lire la synthèse réalisée par l'IAB (Le Baromètre IAB-SRI) pour le premier semestre 2008. Juste en bullet point la conclusion de la dernière diapo pour les plus pressés.
- 1 828 millions d’euros (+38,1%)
- 3ème media avec une part de marché à 14,7%
- Une progression unique du nombre d’annonceurs présents
- 3 357 annonceurs (+32%)
- Un media qui s’impose sur certains secteurs avec encore des potentiels de croissance.
- La grande consommation entre dans le top 10 annonceurs.
- De fortes croissances du poids du web pour de nouveaux secteurs: énergie,immobilier, santé…
- Un media qui s’inscrit définitivement dans les stratégies media des annonceurs
18:35 Publié dans Marketing, communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : IAB, publicité, internet
04.07.2008
le Los Angeles Time à la peine
Le Los Angeles Times a annoncé vendredi la suppression de 250 emplois, dont 150 au sein de la rédaction, pour faire face à la baisse de son chiffre d'affaires, dû notamment à la concurrence de l'internet. Il réduira sa pagination de 15%
"Grâce à l'internet nous avons plus de lecteurs que jamais (...). Mais aussi grâce à l'internet, nos annonceurs ont plus de choix, et nous avons moins d'argent", a expliqué aux employés le rédacteur en chef Russ Stanton, dont une note interne a été publiée par le journal.
Il a précisé que l'effondrement du marché immobilier, traditionnellement grosse source de revenus par le biais des petits annonces, avait particulièrement touché le journal.
De 1.200 journalistes en 2001, le journal gardera 700 journalistes à l'issue de cette restructuration pour ses éditions papier et en ligne.
15:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Los Angeles Time, Internet

