19.11.2007

Sarkozy, drh de la presse quotidienne

Rue89 relate l'entrevue de journalistes des Echos avec Nicolas Sarkozy. A lire ici

Qui parlait de Berlusconisation de la France ?

08.11.2007

La presse française vue de l'étranger

Ou plutôt le rachat des Echos par LVMH... Une synthèse réalisée par les Echos ici.
L'intégrale des articles
Gilles Klein a fait aussi un billet dessus : ici.

Mais une question n'apparaît jamais dans tous les débats ici ou là. Bernard Arnault possèdait la Tribune. Les Echos réclament des garanties d'indépendance vis-à-vis de LVMH. Est-ce à dire que les journalistes, donc l'éditorial de La Tribune, étaient dépendant de LVMH et sous la pression de leur propriétaire Bernard Arnault ??

J'aimerai avoir un avis des journalistes de la Tribune :-))

06.11.2007

Actions pour le journalisme - Haine envers les journalistes

La fédération Européenne des Journalistes organise diverses actions pour la défense du journalisme en europe. Le calendrier est ici.
c9d22c633225e520c30422e09a379570.jpg
Si l'on en croit cet article de Marianne, l'action en France n'a pas vraiment mobilisé les foules, hormis les journalistes des Echos pour le coup concernés, sinon impliqués.
Je n 'avais pas lu les commentaires sous l'article. Une erreur désormais réparée. Waow, pourquoi tant de haine ? Hormis un ou deux messages, le reste n'est que pure vindicte envers les journalistes de type ".Cela fais deja deja plusieurs mois que les journalistes ont endossés le costard de "collabos" de service auprés du little man qui nous sert de president...resaisissez vous et peu- être que les francais vous soutiendront." ou encore "LA MANIF UN FLOP??? Tant mieux, il n'y aura pas trop à trier quand on les mettra au poteau."
Et le reste à l'avenant. Quelle belle image que celle renvoyée par notre corporation. Que ce soit une profession d'individualiste inaptes à se mobiliser, les faits le prouvent depuis toujours, mais de là à tirer sur les porteurs de -mauvaises - nouvelles montre un mécanisme projectif relativement malsain pour l'info en France. La concentration des médias et le consensus mou afférent sont déjà bien suffissants.
A contrario que le public prenne conscience qu'il y a un léger souci sur l'info peut aussi être bon signe, comme un besoin d'alternatives. Reste que ce même public plébiscite les médias dominants si l'on en croit les diverses audiences télés ou radios. Idem pour la presse ou encore une fois la presse People et TV tient le haut du panier de l'audience.
On ne peut pas toujours cracher en l'air et dire qu'il pleut...c'est usant.


Dans la foulée, les journalistes des Echos sont en grève aujourd'hui suite au rachat du titre par Bernard Arnault pour 240 millions d'euros. La pétition pour la garantie de l'indépendance de la rédaction est là.
Le comité d'entreprise, débouté une première fois en référé, projette d'attaquer son ancien propriétaire Pearson pour délit d'entrave. A suivre.

22.10.2007

La Tribune, une ouverte....

Les salariés de la Tribune ont passé un message à leur propriétaire, Bernard Arnault (LVMH).
30e8bc7fa113e349c604c8b96bf3f313.jpg

Toujours amusant dans ce genre de campagne, les témoignages des lecteurs (ou non).

Une petite précision par l'AFP

Pour leur part les Echos affichent une neutralité absolue... mais gardent néanmoins en ligne le dossier consacré à la reprise.
Quel que soit le racheteur, il est important de préciser que le comité d'entreprise ne pourra pas intervenir autrement que sur des arguments juridiques (calendrier, délit d'entrave..),et donner son avis (favorable ou non). En aucun cas le CE ne peut intervenir sur le choix par le propriétaire (Arnault) du repreneur. Ce qui laisse aux journalistes de La Tribune une marge de manoeuvre relativement étroite (en gros la grève ou rien) si le futur acquéreur et son plan de reprise n'ont pas leur agrément.

19.04.2007

Netvibes : l'univers du web et sa fin

Lors d'une conférence de l'Andese menée en Sorbonne il y a un mois, Tariq Krim, fondateur de Netvibes prophétisait la disparition du web tel que nous le connaissons. Pour lui, "les sites et portails laisseront la place à des pages de flux agrégés par l'utilisateur qui se fera ainsi son propre site de manière dynamique"...et qui la partagera.
Cete vision, Netvibes commence à l'incarner avec le lancement cette semaine des univers. ; des pages "personnelles "réalisés par un internaute en agrégeant moults flux RSS, qui deviennent publique.
Premiers utilisateurs, les groupes de presse se sont jetés sur cette techno pour proposer leur habillage et contenus comme page de base à personnaliser par l'utilisateur. Premier d'entre-eux, les Echos dont l'inépuisable et talentueux veilleur Emmanuel Parody raconte l'aventure ici
medium_netvibes.jpg
L'intérêt premier pour le journal est la fidélisation de ses lecteurs via l'interactivité possible. Les flux sont peus intrusif car personnalisables par définition, les services multiples, et les possibilités relativement infinies. Sans compter l'extrème facilité pour agréger RSS et Atom. Que du bonheur en somme.
Un autre intérêt pour l'utilisateur est celui de son rapport au temps et au temps consacré à l'information. La vision par module dispense une simultaneité d'accès aux diverses rubriques, qui plus est classées comme bon lui semble. Cette économie de temps, mais aussi du coup cognitive, résout un vieux paradoxe qui veut que l'utilisateur ait envie d'intéragir avec les contenus et l'informaiton, tout en étant généralement assez paresseux...Une double contrainte partiellement résolue ici pour les médias.
Reste la question du modèle économique. Tariq Krim ne s'en est pas caché, a termes les pages Netvibes emporteront de la publicité. Mais avant d'en arriver là, son ambition est sans conteste de jouer sur l'effet de réseau à plein afin d'obtenir une masse critique d'utilisateurs qui rende Netvibes aussi incontournable que Google.