01.12.2007
Blogueurs, on vous écoute
Blogueurs, forums, newsgroup, le web est un immense lieu de conversation et d'échange. La majorité de ces discusions portent sur l'appréhension de produits et des biens de consommations : avis, retours d'expériences, échanges, téléchargements de musique, de films, demande de conseil etc. Le marketing s'est très vite emparé de cette nouvelle donne d'interactions sociale et l'a intégré dans ses stratégies avec les techniques de seeding (la distribution de produits à des "influenceurs" en est un exemple); la création de buzz viral ou encore la création de faux blogs ou des posts issus d'une entreprise. Ces différent outils pouvant être cumulatifs. Apparaît dans les entreprises un nouveau métier : "social-média strategist", ou stratèges des médias sociaux en français. Issu des grandes entreprises que sont Microsoft, Unilever,ou encore Wal-Mart (liste loin d'être exhaustive), leur rôle nous explique l'article du Chicago Tribune consiste à écouter les conversations concernant leur société sur Internet et si possible s'incruster discrètement dans celle-ci. Rien de bien nouveau ? Si. Ces nouveaux stratèges disposent désormais de budgets conséquents pour analyser les interactions au sein des communautés afin de cibler plus précisément les publicités dans celles-ci. Le budget consacré à la publicité sur des plates-forme telles myspace ou Facebook frôlent le milliard de dollars, et sera multiplié par trois en en trois ans. Le budget online hors communautés des annonceurs bénéficie des mêmes coefficients multiplicateurs. Mais ces budgets ne concernent plus seulement des bannières, vidéo sur youtube et autre marketing viral. L'enjeu est d'établir une stratégie de plus en plus fine afin de mieux cibler et influencer le groupe cible. Pour ce faire, dans un premier temps, l'analyste dressera une cartographie des interactions entre groupe et personnes. Dans un temps similaire, les discours seront analysés de façon très fine en dressant une carte sémantique positif/négatif/neutre sur la marque, et dans un troisième temps, le cycle étant complet, l'entreprise s'immiscera dans ces interactions en utilisant divers leviers. Par exemple celui de la reconnaissance en demandant des feedbacks sur les produits afin de les améliorer... L'immixion dans une conversation n'est pas toujours explicite. Certains "influenceurs" au sein d'une communauté peuvent être issus d'une de ces sociétés ou employé par elle. Dans tous les cas de figure, l'enjeu est de canaliser subtilement les discussions pour amener par touches successives, les groupes ou personnes là où on le désire, que ce soit un simple recueil d'infos à l'affiliation de ces groupes en tant que prosélytes inconscients de la marque ou d'un discours. Ajoutées aux outils de profiling et tracking classiques, ces nouvelles techniques sont en plein développement et font appel à tous les outils connus de la communication, du traitement de l'information (outils d'analyse, de cartographie d'interactions etc.) et de la psycho-sociale. Bien mené, ce marketing social est redoutable. Le nouveau jeu est donc de le repérer... L'article de départ
15:00 Publié dans Marketing, communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marketing social, analyse, stratégie, interactions, médias, communauté, myspace
02.03.2007
Ning : mon réseau à moi
Marc Andresen, ci-devant fondateur de Netscape avait un peu disparu de la circulation. Il est de retour avec une idée, proposer à tout à chacun de fonder son propre réseau social. Depuis le début de semaine chacun sur ning peut ainsi créer son réseau social et choisir sa thématique. A l'usage, bôf. Rien de vraiment nouveau. Andresen reprend peu ou prou l'idée de MySpace et donne à chacun la possibilté de partager ses photos, musiques, vidéos. Blogs, messageries et pages persos. La personnalisation est poussée un peu plus loin que sur MySpace avec l'affectation d'un nom, au choix, à son réseau social. Blog évolué, page perso ? Placer chacun au milieu de son réseau plutôt que de l'insérer dans un réseau existant rejoint un peu le blog, lui même avatar des pages persos des années 90. Et a ce titre, hormis la facilité d'usage apporte peu de novation. A mon sens, la véritable idée pour un réseau social réside plus dans la portabilité des données. AUjourd'hui l'utilisateur à une pléthore de choix, 6nergies, viadeo, Xing, Linked 'in etc. Si l'on désire être présent sur chacun de ces réseaux, à chaque fois il faudra s'inscrire, renseigner tous les champs, se profiler etc. Pourquoi ne pas créer une sorte de carte de visite universelle utilisable sur chacun de ces réseaux et pourquoi pas une sorte de profil racine pourvu de connecteurs pour être adapté à chacune des plates-formes existantes ou à venir. L'effet de réseau jouerait alors à plein et l'utilisateur pourrait réseauter sur n plates-formes. C'est juste une idée.
10:00 Publié dans WEB 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ning, Andresen, Viadeo, réseau social, MySpace
21.12.2006
MySpace version papier !
La mode est plutôt à aller du papier vers le web. MySpace, le fameux site de réseau social fait l'inverse. Pour ce faire, il s'est alliée avec le magazine anglais et arty, Marmalade. Avec une base installée de plusieurs millions d'utilisateurs, 70 millions en fait, MySpace est à même de dégager parmi eux quelques plumes et autres profils intéressants aptes à fournir du contenu pour un magazine papier. Ce qui sera chose faite dans l'édition du mois de mars de Marmalade, entièrement réalisé grâce aux internautes utilisateurs de MySpace. Une belle preuve de UGC, user generated content ou contenu produit par le lecteur (CPL est plus élégant et moins cinématographique comme acronyme me semble-t-il :-) En soit rien de miraculeux, il est courant qu'un journal fasse participer ses lecteurs. Ce qui nécessite d'ailleurs un travail en amont (calage, angle), et en aval (pertinence, style) très lourd. L'avantage de MySpace n'est jamais que celui de la facilité de recrutement grâce à la puissance de la base installée. Quoiqu'il en soit c'est une vraie idée à méditer et à mettre en oeuvre sur du bimédia. Bénéficier d'un réseau et de profils définis, c'est bêtement s'assurer un profond réservoir de collaborateurs. C'est aussi pouvoir éventuellement dégager de réel talent, et de nouveaux points de vue. Mais surtout un nouvelle déclinaison éventuelle de plans publicitaires. Non ? A suivre ici
21:45 Publié dans Journalisme participatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MySpace, Marmalade, journalisme participatif

