16.11.2007

Google bientôt opérateur

Selon le Wall-Stree Journal, Google participerait à la mise aux enchères début janvier par la commission de régulation américaine (FCC) de la fréquence des 700 Mhz. Une fréquence estimée à près de 5 milliards de dollars et qui permet de constituer un réseau national.
C'est un pion de plus pour la firme dans le déploiement de la téléphonie mobile, son nouveau credo, estimant que les opérateurs en place ne jouent pas le jeu de la concurrence et bloquent l'utilisateur dans sa volonté d'utiliser les services rendus possibles par Internet (IP). L'extension des services proposés et la facilité d'accès à Internet sont les deux credo de Google. L'extension de son écosystème aux mobiles est un relais de croissance évident pour l'éditeur. Après la création de l'alliance Android, la possession d'un réseau est une étape de plus pour ce faire.

Toutefois, les analystes restent sceptiques, arguant de la difficulté technique à opérer un réseau, même si certains arguent de l'expérience acquise par Google avec son réseau dans la baie de San Francisco. En termes commerciaux, la puissance de la marque jouera en sa faveur. Certains spéculent aussi sur la location par Google des fréquences à des opérateurs tiers. Ce qui lui permettrait de générer des revenus en amont (location) et aval (partenariat préférentiel et proposition de services).
Selon le yankee group, le marché des télécoms mobiles a représenté aux Etats-Unis 95 milliards de dollars de CA en 2006.

Trois remarques :

- Google aurait engagé des spécialistes de la théorie des jeux pour emporter les enchères.
- la fréquence mise aux enchères est utilisée par des opérateurs radios et du câble. Cette mise aux enchères participe de la dérégulation mise en place par la FCC et évoqué dans un précédent post.
- la Commission Européenne pendant ce temps propose un organisme régulateur des télécoms unique pour les 27 pays de l'Union, et la scission des entités opérteurs (fournisseur des tuyaux) et de gestion des clients en business unit distinctes. L'opposition à ce projet est, on s'en doute, assez vive.

L'article du WSJ