05.12.2007
Comment gérer la complexité
La gestion des informations, l'acquisition de nouvelles compétences et usages, demandent aujourd'hui une véritable souplesse intellectuelle. Certains, pragmatiques, élaborent de véritables stratégies pour assimiler et intégrer au mieux l'information afin de la rendre utile. A l'image de Ed Boyden, chercheur au MIT LAB qui livre sa méthode sur son blog. Moyennement traduit, mais les idées sont là :-)

1. Synthétiser constamment les nouvelles idées. Ne lisez jamais passivement, faites une synthèse au cours de votre lecture.
2. Apprendre à apprendre (rapidement). L'un des dons important pour le 21e siècle est la capacité d'apprendre quoi que ce soit rapidement. Pour ce faire, analysez le fonctionnement de votre cerveau en mode acquisition et tentez de "prototyper" vos idées.
3. Procédez à rebours en partant du but. Un process réflexif par induction.
4.Ayez toujours un plan à long terme. Même si on le change tous les jours. Le seul fait de faire un plan en vaut la peine.
5. Dessinez des cartes . Dans le cadre d'un projet, dessinez tout ce que vous devez faire et réalisez une carte des interactions entre les différents sujets. Analysez ceux qui possèdent des interactions et ceux totalement isolés. Traitez dabord les premiers.
6. Collaborez.
7. Faites des erreurs au début. et apprenez de celle-ci.
8. Rédigez des protocoles des meilleures pratiques.
De cette façon, lorsque devez refaire une tâche, celle-ci peut se transformer en routine.
9.Documentez tout avec obsession.
10. Préservez la simplicité.
Vous avez certainement vous aussi des trucs pour gérer la complexité non ?
Cite as: Boyden, E. S. "How to Think." Ed Boyden's Blog. Technology Review. 11/13/07.
Ed Boyden
12:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ed Boyden, MIT, informations, méthode, acquisition, stratégie, complexité
01.12.2007
Blogueurs, on vous écoute
Blogueurs, forums, newsgroup, le web est un immense lieu de conversation et d'échange. La majorité de ces discusions portent sur l'appréhension de produits et des biens de consommations : avis, retours d'expériences, échanges, téléchargements de musique, de films, demande de conseil etc. Le marketing s'est très vite emparé de cette nouvelle donne d'interactions sociale et l'a intégré dans ses stratégies avec les techniques de seeding (la distribution de produits à des "influenceurs" en est un exemple); la création de buzz viral ou encore la création de faux blogs ou des posts issus d'une entreprise. Ces différent outils pouvant être cumulatifs.
Apparaît dans les entreprises un nouveau métier : "social-média strategist", ou stratèges des médias sociaux en français. Issu des grandes entreprises que sont Microsoft, Unilever,ou encore Wal-Mart (liste loin d'être exhaustive), leur rôle nous explique l'article du Chicago Tribune consiste à écouter les conversations concernant leur société sur Internet et si possible s'incruster discrètement dans celle-ci.
Rien de bien nouveau ? Si. Ces nouveaux stratèges disposent désormais de budgets conséquents pour analyser les interactions au sein des communautés afin de cibler plus précisément les publicités dans celles-ci.
Le budget consacré à la publicité sur des plates-forme telles myspace ou Facebook frôlent le milliard de dollars, et sera multiplié par trois en en trois ans. Le budget online hors communautés des annonceurs bénéficie des mêmes coefficients multiplicateurs. Mais ces budgets ne concernent plus seulement des bannières, vidéo sur youtube et autre marketing viral. L'enjeu est d'établir une stratégie de plus en plus fine afin de mieux cibler et influencer le groupe cible. Pour ce faire, dans un premier temps, l'analyste dressera une cartographie des interactions entre groupe et personnes. Dans un temps similaire, les discours seront analysés de façon très fine en dressant une carte sémantique positif/négatif/neutre sur la marque, et dans un troisième temps, le cycle étant complet, l'entreprise s'immiscera dans ces interactions en utilisant divers leviers. Par exemple celui de la reconnaissance en demandant des feedbacks sur les produits afin de les améliorer...
L'immixion dans une conversation n'est pas toujours explicite. Certains "influenceurs" au sein d'une communauté peuvent être issus d'une de ces sociétés ou employé par elle.
Dans tous les cas de figure, l'enjeu est de canaliser subtilement les discussions pour amener par touches successives, les groupes ou personnes là où on le désire, que ce soit un simple recueil d'infos à l'affiliation de ces groupes en tant que prosélytes inconscients de la marque ou d'un discours.
Ajoutées aux outils de profiling et tracking classiques, ces nouvelles techniques sont en plein développement et font appel à tous les outils connus de la communication, du traitement de l'information (outils d'analyse, de cartographie d'interactions etc.) et de la psycho-sociale.
Bien mené, ce marketing social est redoutable. Le nouveau jeu est donc de le repérer...
L'article de départ
15:00 Publié dans Marketing, communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marketing social, analyse, stratégie, interactions, médias, communauté, myspace
27.11.2007
Sudkürier, un journal sur tous les canaux de distribution
Editor's weblog se fait l'écho de la stratégie mise en place par le journal Allemand, Südkurier. Elle est simple : utiliser tous les canaux de distribution possibles et les animer par des animations récurrentes. Après le site Internet, l'envoi de news en flux rss, le journal propose désormais un format PDF pour les ebook/epaper/tablette et l'envoi d'alerte de news par téléphone mobile. Mieux, il propose même une vidéo quotidienne sur les programmes télés...
Journal local, les alertes envoyées par Südkurie concernent majoritairement l'information locale.

Ces envois par mobile sont dénués de publicité, mais soumis à un abonnement d'environ 2,99€ par mois détaille le rédacteur en chef du journal, Thomas Satinsky. Récemment lancé ce service mobile concerne quelques centaines d'abonnés, mais connaît une hausse exponentielle selon le rédacteur en chef.
En France, malgré une récente tendance haussière avec l'adossement à la grande distribution, les éditeurs déplorent la faible densité des points de ventes. Utiliser tous les canaux possibles et délivrer de l'information localisée est sans doute une belle piste pour la PQR, mais aussi, grâce aux techniques de profiling actuelle, pour la presse nationale et ses déclinaisons locales. Voire même pour les pure-player du net. Cette démarche proactive auprès du lecteur est la nouvelle piste à explorer. Pour l'heure, trop d'éditeurs affichent encore une passivité désarmante.
L'aticle source est là
Sûdkurier
15:00 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : südkurier, mobile, stratégie, presse, locale
19.10.2007
Axel Springer/Aufeminin.com...OPA en demi teinte
Axel Springer (Die Welt, Bild, Autoplus...) n'a obtenu que 63% du capital de Auféminin.com. A la date de clôture de son OPA (aujourd'hui) lancée le 10 juillet dernier, l'éditeur Allemand a obtenu 5 687 029 actions du portail hexagonal à 32 euros par action. Pas vraiment un succès pour Springer qui du coup se voit obligé de lancer une OPR (ofre publique de retrait), mais doit pour ce faire obtenir 95% du capital.
L'OPA de Springer avait été lancé le 10 juillet dernier après un premier rachat de 41,4% du capital auprès des fondateurs du portail pour 78 millions d'euros. Au final, le portail fondé par Anne-Sophie Pastel et son mari est valorisé 288 millions d'euros. Une somme astronomique qui correspond à 22 fois son chiffre d'affaires : 13,4 millions d'euros pour 2006 pour un résultat d'exploitation de 7,3 M€. Cette rentabilité à deux chiffres, 60% pour le premier trimestre 2007 (EBIT de 53 % sur 2006); est l'argument massue pour Aufeminin.com pour justifier une telle valorisation.
Il y a aussi les 21 millions de visiteurs revendiqués par l'ensemble de la nébuleuse (marmiton, voyages bons plans, az santé, joyce, Teemix) fortement implantée en Europe (Italie, Allemagne, Espagne, Suisse, Belgique) et aussi une forte croissance des ventes de SmarAdserver, un serveur de publicité développé par le société Auféminin et qui a trouvé de nombreux clients et représente un très fort potentiel commercial sur le moyen terme.
Bien sûr, la clientèle féminine touchée par Auféminin donne à Springer un effet de levier pour ses publications féminines et lui permet de damer le pion à Hachette toujours en peine pour imposer ses sites dont Elle.fr.
20:05 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Axel Springer, Auféminin.com, média, stratégie, OPA

